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"Crise humanitaire" à la frontière tuniso-libyenne

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"Crise humanitaire" à la frontière tuniso-libyenne

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Le mot est lancé, on parle désormais de “crise humanitaire”. Le Haut Commissariat pour les réfugiés demande l’aide internationale pour soutenir les 100 000 personnes qui ont fui les violences en Libye.

Ils s’agit principalement de travailleurs tunisiens et Egyptiens. Pour les premiers c’est un retour au pays, mais pour les seconds, un problème. L’Egypte est bien loin de Tripoli, la seule porte de sortie est donc la Tunisie et là ils sont bien seuls.

“Nous manifestons car nous voulons rentrer en Egypte. Tous les pays envoient des avions pour leurs ressortissants, la Turquie, la Corée, l’Inde, le Bangladesh. Les gens arrivent et repartent, tous, sauf les Egyptiens. Il y a une foule de gens ici et l’Egypte n’a encore rien envoyée.

Il n’existe aucun moyen rapide pour rentrer dans notre pays. Les gens ici meurent de froid, ils dorment dans la rue”, explique un manifestant égyptien.

Les arrivées de ces derniers jours sont venues s’ajouter aux 40 000 réfugiés tunisiens et 55 000 Egyptiens déjà recensés mi-février.

Autre inquiétude du HCR: Que vont devenir les 11 000 demandeurs d’asile ou réfugiés africains et du Moyen-Orient enregistrés à Tripoli avant la révolte et encore présents dans la capitale libyenne?

La réponse de la porte parole de l’organisation onusienne a été claire: “si ces gens là sortent dans la rue, c’est la mort assurée”.