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Benghazi prête à en découdre

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Benghazi prête à en découdre

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Alors que Benghazi enterrait les dernières victimes du soulèvement de la semaine dernière ce matin, en plein recueillement, la rumeur se répand : le village de Brega, à quelques 200 km de là, a été attaqué. Aussitôt, la résistance s’organise. Des armes de défense anti-aérienne prises par les insurgés à l’armée sont positionnées sur le front de mer, pointées en direction du ciel. Les rebelles sont bien décidés à en découdre avec l’aviation du régime si elle devait intervenir ici.

Un peu plus tard dans la journée, Benghazi apprend que des combats font rage à Brega. Les insurgés là-bas auraient repoussé les forces de Khadafi. Rassemblés sur la place principale, les hommes saluent la nouvelle.

“Nous avons défendu la ville avec des armes et on les a obligé à partir, ils ont foutu le camp!” crie un homme dans un haut-parleur.

“Le moral est très depuis l’annonce de la reprise de Brega par les révolutionnaires, d’autant que le conseil militaire rebelle affirme être à même de stopper toute autre attaque,” explique notre envoyé spécial sur place, Mohamed Elhamy.

Une nouvelle victoire, donc, pour la révolution. Les hommes de Benghazi, à l’origine de l’insurrection, sont plus déterminés que jamais et fiers de leurs frères de Brega.

“Ils ne peuvent pas entrer dans la région! C’est parce qu’on a des hommes prêts à défier ce dictateur, quoi qu’il fasse!” explique un habitant de Benghazi. “Nous sommes prêts!” assure un autre.

Et de la parole au geste, les hommes de Benghazi franchissent le pas. Pendant que les uns veillent sur le front de mer, les autres se pressent dans le centre de recrutement militaire mis sur pied par la rébellion pour aller aider les insurgés d’ailleurs.

“Nous sommes ici pour être entraînés par des officiers de l’armée afin de libérer Tripoli et ses alentours,” affirme une nouvelle recrue.