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Iran : l'opposition dénonce une répression féroce

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Iran : l'opposition dénonce une répression féroce

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L’opposition iranienne l’affirme : au moins 79 de ses sympathisants ont été arrêtés lors des manifestations de ce mardi. Des manifestations qui n’ont jamais eu lieu selon le régime des Mollahs.

Pourtant, les vidéos postées sur internet sont légion : “Moubarak, Ben Ali et maintenant Ali Khamenei !” criaient les manifestants la nuit dernière à Chiraz… La répression aurait été féroce. Selon des médecins iraniens qui ont assisté les blessés, des gaz chimiques interdits auraient été utilisés contre la foule. Ils ont envoyé une lettre de protestation au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

Ahmed Maleki a récemment démissionné du poste de premier secrétaire du Consulat iranien à Milan.

Selon lui, Téhéran n’est pas près de lâcher du lest.

“Ce régime a fait comprendre qu’il n’autoriserait aucune réforme et n‘écouterait personne, estime-t-il. Même les membres de l’establishment religieux ne sont pas en mesure de faire peser leur opinion. Il nous est impossible de concevoir que des réformes et des changements puissent venir de l’intérieur du système.”

Cet ancien diplomate est le neveu de l’ayatollah d’opposition Medhi Karoubi. Ce dernier est en résidence surveillée tout comme l’opposant Mir Hossein Moussavi. Le parlement veut que les deux hommes soient jugés pour trahison. Ces deux candidats déchus à la présidentielle de juin 2009 avaient contesté la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, provoquant un mouvement de protestation sans précédent.

C’est leur assignation à résidence qui a déclenché la reprise des manifestations le 14 février. Certains disent même qu’ils ont été emprisonnés depuis.

Les opposants se mobilisent à l‘étranger également, et notamment en France où dans la nuit de lundi à mardi, ils ont vandalisé la résidence de l’ambassadeur iranien à Paris.

“Il s’agissait pour nous de soutenir les manifestations contre le régime iranien, témoigne une des activistes par téléphone, et de soutenir les prisonniers politiques. On voulait contester l’arrestation de Moussavi et Karoubi.”