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Appeler leur pays d'origine, l'un des premiers besoins des réfugiés de Libye

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Appeler leur pays d'origine, l'un des premiers besoins des réfugiés de Libye

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Dans le camp de Choucha en Tunisie, on procède au recensement des nouveaux arrivés.

Nous sommes tout près de la frontière libyenne et du poste de Ras Jedir où plus de 80.000 réfugiés de Libye se sont présentés depuis le 20 février. Et ils sont encore plus de dix mille à passer la frontière chaque jour.

L’armée tunisienne, l’Organisation internationale pour les migrations et des ONG s’occupent de la logistique du campement, et notamment des liaisons téléphoniques.

Jean-François Cazenave, président de Télécoms Sans Frontière, raconte utiliser “les services du Croissant rouge tunisien pour communiquer avec les réfugiés en langue arabe et ensuite, ils ont trois minutes pour appeler n’importe où dans le monde. Principalement : à 95%,” ajoute-t-il, “ce sont des communications satellitaires qui vont vers l’Egypte.”

Pouvoir passer un coup de fil, une nécessité pour ces réfugiés qui espèrent quitter ce camp de transit au plus tôt. Un travailleur égyptien raconte qu’il s’est fait confisquer son portable à la frontière, il remercie TSF de lui avoir permis d’appeler sa famille. “Je leur ai dit que je vais bien, tant que je suis sur le territoire tunisien, je vais bien grâce à Dieu”, lance-t-il.

La quasi totalité des réfugiés, égyptiens, souhaitent rentrer dans leur pays d’origine. Mais pour l’instant, seule une petite partie d’entre eux est rapatriée chaque jour. Les moyens manquent pour procéder à ces évacuations massives. Pour beaucoup, cet accueil provisoire reste que de durer.