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Londres et Paris soutiennent l'idée d'une zone d'exclusion aérienne en Libye

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Londres et Paris soutiennent l'idée d'une zone d'exclusion aérienne en Libye

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L’option militaire n’est plus un tabou pour contrer le régime de Khadafi. Ce vendredi, deux navires de guerre américains sont arrivés en Crète après avoir franchi le canal de Suez.

Pour l’instant, ils doivent aider aux opérations d‘évacuations. Mais à terme, ils pourraient intervenir en cas d’action militaire. Si l’OTAN ne prévoit pas d’intervention pour l’instant, ses bases en Méditerranée constituent un soutien de taille.

Le scénario le plus probable est celui de la création d’une zone d’exclusion aérienne en Libye pour empêcher le bombardement de la population. Le président américain, Barack Obama a lui clairement haussé le ton : “la violence doit cesser. Mouammar Kadhafi n’a plus de légitimité. Il doit partir.

Ce dont je veux m’assurer, c’est que les Etats-Unis sont bien en mesure d’intervenir massivement et rapidement si la situation venait à se détériorer au point de devenir une crise humanitaire”.

Par la voix de leur ministre des affaires étrangères, la France et la Grande-Bretagne ont soutenu l’idée de clouer au sol les avions de guerre libyens. Une opération militaire très lourde et complexe qui nécessite un large soutien international.

“Nous sommes d’accord, la communauté internationale, y compris les Etats-Unis et nos autres partenaires doivent continuer à planifier différentes éventualités” a dit William Hague, “y compris une zone d’exclusion aérienne pour s’assurer de pouvoir répondre rapidement et fermement aux évènements en Libye”.

“La France pour ce qui la concerne ne pense pas que dans le contexte actuel, une intervention militaire des puissances de l’OTAN serait bien reçue au sud de la Méditerranée”, a précisé Alain Juppé, “elle pourrait être contre-productive. Cela dit, compte-tenu des menaces qui sont brandies par le colonel Khadafi, nous devons nous mettre en état d’agir et c’est la raison pour laquelle nous avons donné notre accord à la planification d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye”.