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Grandir en musique

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Grandir en musique

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La musique est un langage universel. Chanter, jouer d’un instrument, enrichit la vie des enfants en stimulant leurs capacités d’apprentissage et en approfondissant leur compréhension de l’histoire et de la culture.

Japon : la musique comme langue maternelle

Au Japon, la méthode Suzuki fait fureur. Ses promoteurs sont convaincus de son efficacité y compris sur ceux qui n’ont pas l’oreille musicale. Fondée au milieux du XXème siècle par le violoniste Shinichi Suzuki, elle a eu un succès immédiat au Japon et aux Etats-Unis. L’idée : former des être meilleurs selon le précepte “la personnalité d’abord”. Pour Suzuki, n’importe qui peut apprendre la musique comme on apprend une langue maternelle, en écoutant et en imitant.

Equateur : la musique plutôt que le foot

Le quartier de Guasmo, dans la banlieue pauvre de Guayaquil. Depuis l’ouverture il y a huit ans du conservatoire de la fondation Huancavilca, la musique classique y est plus populaire que le football : les classes y sont modestes, les instruments, d’occasion, mais les professeurs sont issus de l’orchestre symphonique de Guayaquil.

Les élèves des classes les plus avancées ont formé leur propre orchestre il y a deux ans et se produisent régulièrement dans des festivals nationaux. Le conservatoire est financé par les dons. Il ne dispose pas encore d’assez d’instruments pour couvrir les répétitions.

Inde : le bonheur est dans le chant

La musique est bien plus qu’un divertissement. Elle peut être source de confiance et d’ambition. C’est le cas pour Reshma qui poursuit son rêve à l‘école Kalkeri dans le sud de l’Inde. Là, la journée commence invariablement par une heure de méditation et de prière.

Cet internat créée en 2002 assure le gite et le couvert à ses élèves et leur fournit des vêtements et un suivi médical. Le tout, gratuitement. 160 enfants y sont inscrits. Les élèves ont trois heures de cours de musique par jour, six jours par semaine. Chacun doit en plus pratiquer son instrument une heure par jour. Une chance inestimable pour ces enfants doués, dont les parents n’avaient pas les moyens de financer la vocation.