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Les habitants de Fukushima pris au piège

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Les habitants de Fukushima pris au piège

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Les habitants de la ville de Fukushima continuent de vivre dans l’angoisse. Ils ont peur d‘être piégés en cas de catastrophe nucléaire. Christopher Cummins, journaliste d’Euronews, a joint sur place Graham Chave qui est Néo-Zélandais.

Graham Chave: “C’est de nouveau un jeu de patience. Nous sommes toujours en train de regarder ce qui se passe dans la centrale, en train d‘écouter des informations perturbantes, qu’un grand nombre d’employés de la centrale ont été évacués pendant une heure, puis qu’ils sont revenus sur place afin de continuer à éteindre les incendies et tenter de contenir toute radiation. Nous sommes en train de regarder dans quelle direction va le vent, et par chance il souffle vers l’ouest en emportant tout ce qui est nocif vers la mer”.

Euronews: “Souffrez-vous de la neige et du froid en ce moment ?”

Graham Chave: “Oui, il neige et il y a environ cinq centimètres au sol. C’est sans doute une bonne chose car les gens ont encore moins envie de sortir alors qu’il y a déjà un risque de radiations”.

Euronews: “Est-ce que les gens commencent à manquer d’essence et de fuel ?”

Graham Chave: “Si vous trouvez une station-service avec encore de l’essence, vous devez faire la queue pendant au moins deux heures. On n’a le droit qu‘à 12 litres par voiture, alors cela ne vous emmène pas loin. Pour le chauffage, beaucoup de personnes utilisent du fuel et ne peuvent en obtenir que 18 litres. Plusieurs stations n’en donnent que dix même. Alors avec le froid, c’est difficile”.

Euronews: “S’il y a une catastrophe nucléaire à Fukushima, que ferez-vous ?”

“Nous sauterons dans la voiture, et nous irons directement vers l’ouest chez des proches qui vivent sur la côte. Nous n’avons pas assez d’essence pour aller plus loin, et nos options sont limitées. Aller vers le nord, ce serait traverser la région de Sendai, ce qui est difficile. Et vers le sud jusqu‘à Tokyo, le problème est le vent avec le même risque de radiation qu’ici. La principale route pour sortir, c’est l’autoroute et elle est pour le moment fermée au trafic, excepté pour les services d’urgence. Quant à la route nationale, elle est saturée. La circulation est très dense, et vous n’avez pas intérêt à tomber en panne. Je ne sais vraiment pas comment ça va se passer !”