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La contestation de la jeunesse portugaise en chansons

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La contestation de la jeunesse portugaise en chansons

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“La manifestation, c’est le bonheur”. Le morceau est signé Homens da luta ou l’homme en lutte.

Ce groupe portugais satirique représentera son pays à l’eurovision en Allemagne en mai.

Homens da Luta porte sa musique contestataire jusque dans les défilés contre les mesures d’austérité.

“La musique est une arme,” estime le chanteur du groupe Jel. “Nous ne sommes pas les premiers à l’utiliser. Tant d’autres l’ont fait comme Fela Kuti, Bob Marley, Bob Dylan ou Zeca Afonso au Portugal. La chanson est une arme de communication super-puissante,” affirme-t-il, “et ce à quoi nous assistons actuellement dans notre pays, mais aussi ailleurs dans le monde, c’est je crois, un moment historique dans le nouveau millénaire, à une étape du changement du monde où les populations se rendent comptent qu’elles ont à nouveau le pouvoir.”

Le groupe Deolinda fédère lui aussi, une jeunesse en proie aux difficultés sociales.

Son morceau présenté sur scène en janvier à Porto a eu un écho exceptionnel : “Ce que je suis stupide” traite du paradoxe de ces diplômés qui ne parviennent pas à trouver un emploi.

La chanson est devenue l’hymne de nombreux jeunes. Elle a inspiré la création d’un groupe sur Facebook baptisé “Génération fauchée”.

Ses membres ont manifesté dans tout le Portugal le 12 mars. Une importante mobilisation qui surprend les créateurs de la chanson dont le compositeur Pedro Da Silva Martins. “C’est sans nul doute une surprise pour nous,” reconnaît-il. “Lorsque nous avons présenté la chanson, on ne pensait pas que les réactions seraient d’une telle ampleur.”

Comme de nombreux autres jeunes européens, cette génération fauchée espère un changement de société.