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La communauté internationale face à la révolte en Libye – CHRONOLOGIE

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La communauté internationale face à la révolte en Libye – CHRONOLOGIE

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Des premières émeutes survenues dans la ville de Benghazi jusqu’au vote du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le recours à la force en Libye. Récit de négociations diplomatiques sensibles et difficiles qui ont divisé la communauté internationale.

Mi février – Début de révolte en Libye. Le 18 février, Human Right Watch fait état de 84 morts depuis le début des émeutes.

22 février – La Ligue arabe suspend la participation des délégations libyennes à ses réunions.

22 février – Le Conseil de sécurité de l’ONU lance un premier appel pour que cessent les violences contre les civils, rappelant à la Libye qu’il est de “la responsabilité du gouvernement […] de protéger sa population”. Le Conseil de sécurité ajoute que “les responsables pourront être poursuivis par la justice pénale internationale”.

24 février – Réunis à Bruxelles, les diplomates de l’UE finissent par s’accorder sur une position commune : ils condamnent les violences et annoncent d‘éventuelles sanctions : le gel des avoirs du régime Kadhafi, l’interdiction ou la restriction pour voyager à l’intérieur de l’Union et un embargo sur les armes.

24 février – Suite à l’annonce d‘éventuelles sanctions de l’UE contre la Libye, le Conseil fédéral suisse décide de geler les avoirs de Mouammar Kadhafi.

26 février – Le Conseil de sécurité de l’ONU annonce des sanctions contre la Libye. La résolution 1970 impose un embargo sur les armes, une interdiction internationale de voyager pour le colonel Kadhafi et quinze de ses proches et le gel des avoirs de Mouammar Kadhafi et cinq membres de sa famille.

26 février – Le président américain Barack Obama déclare dans un communiqué que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi doit “partir maintenant” car il a perdu la légitimité pour rester au pouvoir.

28 février – L’Union européenne adopte les sanctions prévues le 14 février contre le régime de Kadhafi (embargo sur les armes et gel des avoirs financiers).

28 février – L’ambassadeur de Libye à l’ONU, Mohammed Shalgham, demande des sanctions contre le régime de Kadhafi.

1 mars – L’Assemblée générale des Nations Unies suspend la Libye du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

3 mars – Faisant suite à la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU, La Cour Pénale Internationale lance une enquête visant le colonel Kadhafi, ses fils, et “son cercle rapproché” pour “crimes contre l’humanité”.

5 mars – Le Conseil national de transition (CNT – mis en place par les rebelles anti-Kadhafi à Benghazi) se proclame “seul représentant de la Libye”.

8 mars – L’UE renforce ses sanctions financières.

8 mars – Après les monarchies arabes du Golfe, l’Organisation de la conférence islamique se dit favorable à une zone d’exclusion aérienne, déjà préconisée par la France et la Grande-Bretagne.

10 marsLa France est le premier pays à reconnaître officiellement le CNT comme le représentant du peuple libyen.

11 marsSommet extraordinaire de l’UE consacré à la situation en Libye. Les Vingt-Sept peinent à se mettre d’accord ; l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne, option défendue par la France, laisse plusieurs états très sceptiques, notamment l’Allemagne et l’Italie.

12 mars – La Ligue arabe demande à l’ONU d’autoriser la zone d’exclusion aérienne.

17 mars – Le Conseil de sécurité de l’ONU vote une résolution en faveur du recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye. Le texte a été adopté par dix voix sur quinze, la Russie et la Chine s’étant notamment abstenus. (résolution 1973)