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Coalition internationale en Libye : quelles forces engagées ?

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Coalition internationale en Libye : quelles forces engagées ?

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L’Europe est en première ligne pour faire appliquer la résolution 1973 de l’ONU, et notamment faire respecter la zone d’exclusion aérienne. C’est la France et la Grande-Bretagne qui assureront le leadership. Voici l‘état des lieux ce samedi 22 mars à 13h00 CET:
 
Royaume Uni :
Londres a envoyé sur place un sous-marin de classe Trafalgar d’où elle a pu tirer des missiles des Tomahawk. Deux de ses frégates sont toujours en Méditerranée, le Westminster et le Cumberland. Des avions de chasse Typhoon sont arrivés en Italie. Ils s’ajoutent aux chasseurs Tornado. En support, les britanniques disposent d’avions ravitailleurs VC10, Nimrod R1 et Sentinel ainsi que des C-17 et C-130.

France :
Paris, dont les avions de chasse Rafale étaient les premiers entrés en action, en a maintenu 6 auxquels elle a ajouté 4 Mirage 2000D et des avions ravitailleurs dont un Awacs. Le porte-avions Charles de Gaulle est en route vers la zone des opérations avec à son bord 1800 hommes et une quinzaine d’avions de chasse. Son groupe aéronaval comprend trois frégates, un navire de ravitaillement et un sous-marin d’attaque Il a été précédé par 4 autres frégates et le pétrolier ravitailleur Meuse.

Italie :
Du côté de Rome, le Premier ministre Silvio Berlusconi a confirmé que les bases militaires italiennes étaient à disposition de la coalition. La base de l’Otan à Naples pourrait par exemple servir de plateforme de coordination des opérations. Rome a aussi déployé des dizaines d’avions de combat sur sa base de Trapani, dont huit Tornado prêts à intervenir, des F-16 et des Eurofighter transférés depuis leurs bases respectives.

Espagne :
Madrid a déployé quatre chasseurs F-18, un Boeing 707 ravitailleur, une frégate F-100, un sous-marin S-74 le Tramontana, et un avion de patrouille maritime C235. Deux bases espagnoles – Rota à Cadiz et Moron de la Frontera à Séville – sont également à disposition de l’alliance.

Belgique :
Bruxelles a envoyé quatre de ses six F-16. Ils étaient jusqu’ici stationnés dans le sud de la Grèce. Ils n’ont pour le moment mené que des opérations de surveillance.

Danemark :
Copenhague a envoyé quatre avions de chasse F-16.

Norvège :
Lundi, six chasseurs F-16 norvégiens ont atterri sur la base de l’OTAN située en Crète, prêts à être déployés.
 
Grèce :
Athènes a autorisé les alliés à utiliser trois bases l’OTAN. Une set située en Crète, les deux autres dans l’ouest du pays. La Grèce a fait savoir qu’elle ne participerait pas activement aux opérations.
 
Pays-Bas :
Le ministre des Affaires étrangères hollandais a fait savoir lundi que les Pays-Bas ne prendraient part aux opérations à moins que l’OTAN ne leur demande officiellement.
 
En dehors des européens, le Canada a fourni à la coalition six de ses chasseurs-bombardiers CF-18 à long rayon d’action et deux avions de transport et ravitailleurs 2CC-150 Polaris. Quatre des CF-18 ont participé à une opération militaire ce lundi mais sans ouvrir le feu. Les avions sont basés à Trapani en Italie.
 
Etats-Unis
Les Etats-Unis auraient mis à contribution plusieurs sous-marins d’attaque et des destroyers (USS Providence, USS Scranton, USS Florida, USS Stout et USS Barry). Ceux-ci transportent des missiles de croisière et des missiles Tomahawk dont certains ont déjà été tirés sur des cibles libyennes. Le navire de commandement USS Mount Whitney patrouille aussi en Mer Méditerranée afin de superviser les opérations. Les autres moyens fournis par les Etats-Unis sont : un avion de surveillance aérienne RC-135, et un E-3 Sentry (AWACS), 42 F-16 basés à Aviano en Italie et des bombardiers furtifs B2 qui ont été utilisé lors des frappes de ce week-end.

A lire :
- Etat des lieux des forces armées libyennes
- La communauté internationale face à la révolte en Libye – CHRONOLOGIE