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Omer Meir Wellber, dans les pas de Barenboim


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Omer Meir Wellber, dans les pas de Barenboim

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2011, année du bicentenaire de la naissance de Franz Liszt. La Philarmonica de La Scala de Milan a proposé en mars les concertos pour piano de Liszt. Au clavier, le grand Daniel Barenboim.

Musica a suivi le concert, et les répétitions. A la baguette, le talentueux chef d’orchestre israélien de 29 ans, Omer Meir Wellber. Dont la vie depuis toujours est liée à Daniel Barenboim :

“Quand j‘étais enfant je me souviens que les concerts de Barenboim régissaient même des voyages de la famille en Europe : Allons à Paris parce que Barenboim y est ! Allons à Munich… Devenir son assistant, et même plus que ça, avoir l’opportunité d‘être près de quelqu’un comme ça, c’est quelquechose qui change complètement votre vie. Je ne parle pas seulement de musique, mais de politique, et plein d’autres chose encore.

Etre auprès d’un maestro fait une grande différence. Il est très généreux ! Alors, en tant qu’assistant, si vous voulez, vous pouvez tout avoir : vous pouvez étudier, vous pouvez apprendre, il vous consacrera beaucoup de temps ! Vous avez beau être un protégé, vous êtes tout de même celui qui se tient devant l’orchestre ! Mais là c’est même mieux : je suis celui qui est face à l’orchestre, mais Barenboim est là, alors il peut me donner des tuyaux, il peut dire quelquechose qui change l’atmosphère complète du morceau. C’est très beau ! Vous avez juste à rester tranquille et apprendre. J’ai le privilège d’essayer de faire en sorte que lui et l’orchestre soient le plus proches possible. En fait, beaucoup de choses viennent naturellement, parce que quand le pianiste se met à jouer, et que vous sentez une sorte d’articulation, la mesure suivante l’orchestre s’est déjà adapté, parce que les musiciens écoutent et voient. D’un autre côté, vous devez crèer aussi une sorte d’atmosphère ici, d’articulation là, c’est trop fort ici, c’est trop bas là…

Je veux que Barenboim soit le plus possible dans un environnement homogène, comme il dit tout le temps. Qui fait quoi, ça n’a pas d’importance, nous pensons tous de la même façon, nous allons tous dans la même direction. Je n’en suis pas encore là, lui, évidemment oui, au moins j’essaye !”

Et après la lecture, place à la musique. Vous pouvez écouter des extraits du Concerto n°2 pour piano de Franz Liszt.

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