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Libye : l'Europe une fois encore divisée

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Libye : l'Europe une fois encore divisée

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L’intervention en Libye sera-t-elle aussi néfaste à l’unité européenne que le fut l’intervention en Irak il y a huit ans ? Trois jours après le lancement de l’opération, la fracture est claire. En 2003, la plupart des pays européens, Royaume-Uni en tête avaient suivi les Etats-Unis en Irak. Seuls la France, l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg s‘étaient démarqués. Aujourd’hui, le couple franco-allemand n’est plus sur la même ligne. Et c’est l’axe franco-britannique qui a poussé à l’action militaire. Derrière lui, la Belgique, l’Espagne, le Danemark, la Grèce, les Pays-Bas, et l’Italie, bien qu’elle ne cesse de réclamer une implication de l’OTAN.

Les critiques qui fusent entre la France et l’Allemagne ne sont pas de nature à apaiser les tensions. Paris accuse Angela Merkel d’immobilisme électoraliste. L’Allemagne reproche, elle, à Nicolas Sarkozy son interventionnisme précipité et les risques de retournement de l’opinion arabe.

La Ligue arabe était certes représentée au sommet de Paris qui a scellé samedi la formation de la coalition. Mais depuis, seul le Qatar s’est vraiment engagé. Et la question d’une prise en main par l’OTAN se fait de plus en plus pressante. La France s’y oppose obstinément, estimant que ce serait se mettre à dos les pays arabes. Une position qui commence à l’isoler, alors même qu’elle est en première ligne sur le front militaire.