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Frappes en Libye : la coalition divisée

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Frappes en Libye : la coalition divisée

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Au sixième jour des frappes aériennes sur la Libye, les alliés n’ont toujours pas réglé leurs multiples différends. Les désaccords portent notamment sur les limites et les cibles de la mission mais aussi sur le commandement même de la campagne.

Les Britanniques et surtout les Américains souhaitent que l’OTAN prenne en charge le leadership des opérations. Le Pentagone, pressé de prendre du recul, veut avoir une action limitée comme la surveillance de la zone d’exclusion aérienne ou le brouillage des communications libyennes.

La Turquie, de son côté, accepte de participer à l’embargo sur les armes mais pas plus. Ankara refuse, par ailleurs, l’idée d’un double commandement en Libye. « Nous pensons qu’il n’est pas bon que d’un côté l’OTAN s’engage dans une telle mission alors que de l’autre côté les forces de la coalition mènent des actions parallèles et séparées”, déclare Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères.

Pour sa part, la France, qui fait partie du trio dirigeant de l’opération militaire avec les Britanniques et les Américains, souhaite que l’OTAN se limite a un rôle technique. D’ailleurs Paris a une interprétation de la résolution 1973 qui ne fait pas l’unanimité. Pour Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères « il s’agit de protéger les populations civiles; il s’agit aussi de mettre les opposants, qui se battent pour la démocratie et la liberté, en situation de reprendre l’avantage. C’est pour cela que nous ciblons les moyens militaires de Khadafi et rien d’autre ».

Jusqu’où les forces de la coalition peuvent elles utiliser la force? Quelles sont les limites du mandat du Conseil de sécurité. C’est sur ces questions que les alliés sont aujourd’hui divisés.