DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Le Portugal refuse de se faire aider, ses partenaires européens sceptiques

Vous lisez:

Le Portugal refuse de se faire aider, ses partenaires européens sceptiques

Taille du texte Aa Aa

C’est un José Socrates dépité qui a quitté Bruxelles. Son pays, plongé dans une crise budgétaire doublée d’une crise politique, inquiète ses partenaires européens au point que ces derniers jugent le plan de sauvetage inéluctable. Mais le Premier ministre démissionnaire semble, lui, décidé à résister :

“Le Portugal n’a pas besoin de plan de sauvetage et je garderai la même détermination à défendre mon pays, pour que cela ne se produise pas. Je sais ce que cela a signifié pour les Grecs et les Irlandais. Et je ne souhaite pas la même chose pour mon pays”, a déclaré José Socrates.

Poussée par un électorat allemand qui a l’impression de payer constamment pour les autres, Angela Merkel a une nouvelle fois entonné le refrain de la discipline budgétaire. Quelque soit son futur gouvernement, le Portugal doit rentrer dans le rang :

“En ce qui concerne le Portugal, la situation est la suivante, et je l’ai déjà dit plusieurs fois : le gouvernement mais aussi l’opposition doivent être clairs sur les objectifs de 2011 à 2013, mais aussi sur les mesures qu’ils proposent pour atteindre ces objectifs”, a martelé la chancelière.

Pour éloigner la menace qui pèse sur la zone euro, les dirigeants ont approuvé un vaste dispositif, mais notre correspondant, Sergio Cantone, de rappeler que tout n’est pas bouclé :

“La question du fonds de stabilité non permanent est renvoyée à juin en raison des rendez-vous électoraux finlandais. Les Vingt-sept ont tout de même avancé sur le mécanisme permanent de stabilité, qui devrait entrer en vigueur en 2013.”

Le fait que l’Europe se soit donné jusqu’en juin pour finaliser une partie de ces mesures pourrait alimenter l’impatience des marchés. Des marchés obstinément focalisés sur l’Irlande et le Portugal.