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La Chine craint la contagion du Jasmin

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La Chine craint la contagion du Jasmin

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Le jasmin est tabou en Chine. Depuis la révolution tunisienne, cette plante provoque des bousculades avec la police, comme ce 27 février à Hongkong.

Les manifestants avaient répondu présent à des messages diffusés sur internet appellant à des rassemblements de protestation dans plusieurs villes chinoises.

A Shangai le même jour près de la Place du Peuple, quelque 200 personnes ont été encerclées par la police. A Pékin, c’est dans le quartier commerçant de Wangfujing, au Mc Donalds qu’un rassemblement avait été convoqué. La police a tout fait pour empêcher l’accès de la presse internationale, les autorités chinoises se sont empressées de couper court à tout risque de contagion : “La sécurité et la stabilité, c’est ce à quoi aspire le peuple chinois. Ceux qui espèrent provoquer des incidents se font des illusions. Les personnes qui veulent s’inspirer des révoltes du monde arabe sont condamnées à l‘échec” a assuré cette représentante du gouvernement.

Dans ce pays comptant un demi-milliard d’internautes, c’est via le net que la contagion peut arriver. Jugés trop évocateurs, des mots comme Egypte, jasmin, Tunisie ont été censurés. Google a accusé les autorités d’entraver l’accès de Gmail aux internautes, une accusation inacceptable selon le gouvernement de Pékin.

Et pour se rassurer davantage, le budget sécuritaire chinois vient d‘être augmenté de près de 14% soit 67,4 milliards d’euros pour 2011.

Les révolutions arabes ont aussi mis Pékin mal à l’aise sur la scène internationale. Au Conseil de Sécurité le 17 mars, la Chine n’a pourtant pas fait usage de son droit de véto. Elle a opté pour l’abstention à coté de la Russie, l’Allemagne, l’Inde et le Brésil lors du vote de la résolution 1973 sur la Libye.

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