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Lampedusa : la fin du tunnel?

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Lampedusa : la fin du tunnel?

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Euronews :
Nous sommes en liaison avec Cono Galipo, responsable du centre d’accueil pour les migrants de Lampédusa. Bonjour Monsieur Galipo, merci d’avoir répondu à notre invitation.
Le Président du conseil Silvio Berlusconi a promis de rendre Lampédusa aux Lampédusiens d’ici deux à trois jours. Selon vous, c’est un engagement qu’il va pouvoir tenir, si les bateaux continuent d’arriver, comme cela semble probable?
 
Cono Galipo :
Oui selon moi, oui, on pourra tenir cet engagement, à condition que les migrants soient transférés au fur et à mesure qu’ils arrivent. S’il y en a mille qui arrivent en une journée, mille doivent être transférés. Autrement, dans quelques semaines, on sera revenu au point de départ. Les promesses du président Berlusconi sont précises : il a dit que pour chaque nouveau débarquement il y a des navires prèts à transférer les migrants qui arrivent. Donc, à ce propos, je pense qu’on peut rester sereins : les lampédusiens vont pouvoir récupérer leur île.
 
Euronews :
Que pensez-vous du manque de volonté de la part de certaines régions italiennes, d’accepter des réfugiés de Lampedusa ?
 
Cono Galipo :
A ce propos, je crois que l’Italie est un grand pays et je suis sur que toutes les régions, au delà des difficultés, feront l’effort d’accueillir et d’assister un certain nombre de migrants. Il y a un plan du gouvernement, et je pense que dans les prochaines heures ce plan sera opérationnel : je suis donc certain que chaque président de région fera sa part.
 
Euronews :
Que pouvez-nous dire de la situation sur l‘île ces dernières heures? Les gens continuent à dormir dans des abris de fortune? Il y a à manger? de l’eau?
 
Cono Galipo :
D’abord, nous pouvons rassurer tout le monde, il n’y a pas de problème de nourriture et il n’y a pas de problème d’eau. L’eau a été assurée pour tout le monde et la nourriture également. Pour le reste, on est dans une situation d’urgence : on a un centre qui peut abriter 850 personnes. En ce moment même, ici il y a 5 800 personnes. Hier soir, il y en avait 6 200. Alors, je vous laisse imaginer quelles sont les difficultés d’organisation pour assurer un niveau d’accueil adapté, comme on le fait d’habitude.
 
Euronews :
Le Président de la république Napolitano a rappellé que Lampédusa n’est pas seulement la frontière méridionale de l’Italie mais aussi celle de l’Europe. Quelle aide attendez-vous de l’Europe ?
 
Cono Galipo :
Je crois que l’Europe, tout comme l’Italie, va devoir assumer l’effort de faire partir les migrants de Lampedusa. Certains vont certainement le faire, d’après les informations qui nous sont communiquées chaque jour par le gouvernement et le ministère de l’Intérieur. L’effort pour transférer les migrants de Lampédusa doit être important. Car si les migrants qui arrivent ne sont pas transférés ailleurs, nous serons dans une situation très difficile.