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Côte d'Ivoire : chronologie des évènements depuis la présidentielle

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Côte d'Ivoire : chronologie des évènements depuis la présidentielle

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Les principaux événements en Côte d’Ivoire depuis l‘élection présidentielle

3 octobre 2010 :
Après cinq ans de reports, le premier tour de l‘élection présidentielle a lieu.
 
28 novembre 2010 :
Lors du second tour de la présidentielle, le président sortant Laurent Gbagbo affronte l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

2 décembre 2010 :
La Commission électorale indépendante (CEI) proclame la victoire d’Alassane Ouattara avec 54,1% des voix.
 
3 décembre 2011 :
Le Conseil constitutionnel, acquis à Laurent Gbagbo, annule 570.000 votes dans l’Ouest du pays (favorable au camp Ouattara) et proclame Laurent Gbagbo vainqueur avec 51,45% des suffrages.
 
4 décembre 2010 :
Laurent Gbagbo est investi président. En parallèle, l’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et la France reconnaissent la victoire d’Alassane Ouattara, qui prête serment et reconduit Guillaume Soro à la tête du gouvernement.
 
A lire également : Gbagbo et Ouattara, deux hommes que tout oppose.

7-9 décembre 2010 :
La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union africaine demandent à Laurent Gbagbo de “rendre le pouvoir”. La Côte d’Ivoire est suspendue de ces organisations.
 

Des partisans de Ouattara dans la rue à Abidjan, 17 décembre 2010.

16 décembre 2010 :
Répression dans le sang d’une marche sur la Radio télévision ivoirienne organisée par les partisans d’Alassane Ouattara. 173 personnes sont tuées au cours de la semaine. L’hôtel du Golf, où est rassemblé le clan Ouattara, est soumis à un blocus.


Des partisans de Gbagbo demandent le départ des casques bleus et des soldats français, 23 décembre 2010.

18 décembre 2010 :
Laurent Gbagbo exige le départ des casques bleus et de la force française Licorne.
 
24 décembre 2010 :
L’utilisation de la force pour faire partir Laurent Gbagbo est officiellement envisagée par la Cédéao.

12 janvier 2011 :
Apparition d’un “commando invisible” pro-Ouattara dans le quartier populaire d’Abobo, à Abidjan, la capitale économique du pays. Les premières violences son signalées.
 
19 janvier 2011 :
Les Nations unies décident d’envoyer 2.000 hommes en renfort de la mission ONUCI, dont Laurent Gbagbo exige toujours le départ.
 
22 janvier 2011 :
Dakoury-Tabley, proche de Laurent Gbagbo, est limogé de son poste de gouverneur de la Banque Centrale ouest-africaine (BCEAO). Les comptes de l’Etat ivoirien sont gelés.
 
2 février 2011 :
L’Union européenne étend la liste des sanctions visant le camp Gbagbo et son entourage.
 
17 février 2011 :
Suite à la fermeture des banques étrangères à Abidjan, Laurent Gbagbo décide de nationaliser les filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale.
 
19 février 2011 :
Les violences reprennent à Abidjan , notamment dans le quartier pro-Ouattara d’Abobo.
 
16 mars 2011 :
Après sept tentatives de médiation infructueuses, l’Union africaine reconnaît la victoire d’Alassane Ouattara à la présidentielle.
 

Soldats de la mission ONUCI et réfugiés ivoiriens, 28 février 2011.

25 mars 2011 :
Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) estime que jusqu‘à un million de personnes pourraient être déplacées en Côte d’Ivoire, dont une majeure partie ayant fui la capitale Abidjan en raison des violences.


Soldats des Forces Républicaines de Ouatarra à Abidjan, 1er avril 2011.
 
28 mars  2011 :
Le camp Ouattara lance une vaste offensive militaire à partir de la moitié nord du pays qu’il contrôle. Quatre jours suffisent aux Forces Républicaines (ex-Forces Nouvelles) pour prendre le contrôle de la majorité du territoire ivoirien, à l’exception de quelques bastions pro-Gbagbo et d’Abidjan, où se trouve toujours Laurent Gbagbo.

A lire également : Yamoussoukro passe aux mains des pro-Ouattara.
 
1er avril 2011 :
Les forces fidèles à Laurent Gbagbo affirment avoir repoussé l’offensive des Forces Républicaines sur le palais présidentiel et la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan. Celui-ci s’y trouverait toujours.
 
2 avril 2011 :
L’ONU et plusieurs organisations internationales signalent la mort de plusieurs centaines de civils dans l’Ouest du pays, massacrés aux premiers jours de l’offensive des Forces Républicaines d’Alassane Ouattara.

4 avril 2011 :
Les forces de l’Onuci et Licorne frappent à Abidjan les derniers bastions de Gbagbo, tirant sur des camps militaires et des batteries situées à la résidence et au palais présidentiel.

5 avril 2011 :
Les combattants de Ouattara attaquent la résidence de Gbagbo. Le chef de l’armée de celui-ci affirme avoir “arrêté les combats” et demandé un cessez-le-feu. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, déclare être “au courant” de négociations en vue du départ de Gbagbo.

11 avril 2011 :
Laurent Gbgabo est arrêté et emmené à l’hôtel du Golf, le fief des pro-ouattara.