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Crise de la dette : l'Espagne ne veut pas être la prochaine

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Crise de la dette : l'Espagne ne veut pas être la prochaine

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Eviter à tout pris la contagion et surtout convaincre les marchés qu’elle n’aura pas lieu, c’est désormais l’idée fixe de l’Espagne. La ministre de l’Economie, Elena Salgado, est ainsi intervenue pour marteler que son pays ne courait pas ce risque. Notre économie est plus grande, plus diversifiée, et nos réformes plus rapides, a-t-elle expliqué. Cet analyste espagnol de renchérir :

“ J’insiste, l’Espagne est mieux positionnée que le Portugal, en raison de la structure économique du pays “ , assure Francisco Lopez.

Mais pour d’autres, ce n’est pas aussi clair. Les banques espagnoles sont en effet très exposées. Elles détiennent pour près de 80 milliards d’euros de dette portugaise. A Franckfort, on s’inquiète des répercussions sur toute l’eurozone :

“ Accorder une aide au Portugal est un pari à court-terme pour les gouvernements de la zone euro. Désormais, ils ont peu de temps pour régler les problèmes structurels de l’euro, car s’ils ne le font pas, l’Espagne sera la prochaine, et ensuite l’euro sera de nouveau soumis à une pression massive “ , prédit Oliver Roth.

Assommée par l‘éclatement de la bulle immobilière en 2008, l’Espagne s’astreint à une cure d’austérité mais reste fragile.

Parmi ses faiblesses, un taux de chômage record et une croissance qui peine à repartir. Les prévisions pour les deux prochaines années viennent d‘être revues à la baisse.