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Encore durement meurtri, le Japon en oublie presque ses élections locales

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Encore durement meurtri, le Japon en oublie presque ses élections locales

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Presque un mois après les séismes et les tsunamis dévastateurs du 11 mars, ce scrutin est éclipsé par l’ampleur de la reconstruction.

Sévèrement critiqué pour sa gestion de la catastrophe, Naoto Kan s’est rendu dans le port ravagé d’Ishinomaki. En pleine chute de popularité, le premier ministre nippon a promis “de ne pas abandonner les sinistrés et de relancer au plus vite les activités de pêche”.

22 000 soldats restent mobilisés pour les opérations de recherche des corps. Le bilan fait état de plus de 28 000 morts et disparus dont la moitié avait plus de 65 ans selon la police.

Dans la zone d’exclusion autour de Fukushima, zone que Naoto Kan n’a pas voulu étendre, la pollution radioactive de la centrale reste source d’inquiétude.

Néanmoins, cette famille a pu regagner son foyer pour une journée. Un tout premier pas selon cet homme :
“J’espère qu’ils vont pouvoir résoudre le problème nucléaire dès que possible et même si je ne sais pas combien de temps cela va prendre, je reviendrai chez moi, je veux qu’ils le fassent, je veux pouvoir revenir”.

Un repas chez soi en famille, le premier depuis la catastrophe qui a changé leur vie. L’espoir qu’il y en est bientôt d’autres. Mais en attendant, il faut regagner les centres d’accueil comme les 150 000 autres réfugiés de l’après tsunami.