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Non islandais : la déception de Londres et Amsterdam


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Non islandais : la déception de Londres et Amsterdam

Le Royaume Uni et les Pays Bas pourraient amener l’Islande devant la justice après le rejet des Islandais de l’accord Icesave. Samedi, près de 60% des électeurs ont dit non à l’accord d’indemnisation élaboré par Reykjavik, Londres et Amsterdam pour tenter de mettre fin à ce litige qui dure depuis la faillite, en 2008, de la banque islandaise en ligne Icesave .

Le montant de la dette générée est de 3,9 milliards d’euros. L’accord prévoyait le paiement des intérêts en trente ans, à partir de 2016 à un taux de 3% pour les Pays-Bas et de 3,3% pour le Royaume-Uni.

Dimanche, le président islandais, à l’origine du référendum a voulu calmer le jeu en précisant que c‘était les taux d’intérêts qui étaient en remis en question, pas le remboursement de la dette. “Il n’est pas du tout question que la Grande Bretagne et les Pays-Bas ne soient pas remboursés comme ils le disent souvent. Ils vont recevoir d‘énormes sommes d’argent, comme je l’ai dit, entre 7, 8, 9 et 10 milliards de dollars” a-t-il assuré.

Lors de la crise de l’automne 2008, lorsque les banques islandaises s’effondrent, l’Etat islandais se porte garant des dépôts bancaires dans l‘île, mais pas pour les banques islandaises opérant à l‘étranger, comme Icesave, la filiale de Landsbanki. Ce sont les gouvernements britanniques et hollandais qui l’ont fait pour les milliers d‘épargnants de leurs pays attirés par les taux de 5% a 6% promis par Icesave.

Et c’est cette dette-là que les électeurs islandais ont une deuxième fois refusé de payer, même si la plus grosse partie du montant sera payée par la vente d’actifs de Landsbanki.

Les Islandais ne peuvent pas rajouter à leurs dettes privées celle de Icesave, qui représenterait 10.400 euros par habitant. Beaucoup de familles, comme celle de cet informaticien, ont perdu leur maison, incapables de rembourser leur prêt immobilier. “Pour n’importe qui, c’est horrible de passer par ça. J’ai failli perdre ma famille à cause de ça. Donc non, ce n’est pas rien pour moi…” raconte Olafur Gardarsson.

En tous cas, le non de samedi risque de tenir l’Islande au ban des marchés financiers pour longtemps.

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