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Gbagbo déchu, la Côte d'Ivoire n'a pas pour autant retrouvé son calme

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Gbagbo déchu, la Côte d'Ivoire n'a pas pour autant retrouvé son calme

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Ces Ivoiriens fuient la capitale Abidjan, par peur de la violence.

En fin de matinée, des tirs d’armes lourdes ont retenti, selon plusieurs témoins, dans les quartiers du Plateau et de Cocody, deux bastions de l’ex-président. Les forces de Ouattara iraient y déloger les snipers.

“Faut que ça s’arrête, faut que ça s’arrête, dit une femme. On en peut plus, on ne peut pas manger, pas sortir, on est cloîtré dans la maison, ça fait des semaines, c’est pas possible, on ne peut pas vivre comme ça, faut que ça s’arrête.”

“Le risque c’est que Gbagbo a encore des partisans, ce qui est normal, rajoute un homme. Vous savez qu’en Afrique on gère les affaires par ethnies, par région, par clans, et que ces régions, ces ethnies existent encore ! Donc il y de la fureur encore un peu partout !”

Malgré la présence des forces régulières, les miliciens pro-Gbagbo seraient toujours en ville. Un habitant du quartier de Yopougon raconte que hier soir des tirs ont été entendus, et que ce matin 14 jeunes ont été retrouvés morts.

Nul ne sait si les miliciens déposeront les armes, comme l’a réclamé Alassane Ouattara hier.

Difficile aussi de connaître la réaction des 46% d’Ivoiriens qui ont voté Gbagbo.

Outre la sécurité, l’urgence est de rétablir une vie normale. Ici on frôle la catastrophe humanitaire. Paris offre 400 millions d’euros pour faire redémarrer les services publics.