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Pour une Europe sans peine de mort

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Pour une Europe sans peine de mort

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Bannir la peine de mort en Europe, c’est l’objectif du Conseil de l’Europe qui a de nouveau appelé le Bélarus à décréter un moratoire sur les exécutions.

Cet appel coïncide avec le lancement par l’association Death Penalty Worldwide, d’un site internet et d’une base de données sur la peine de mort à travers le monde. C’est l’américaine Sandra Babcock de la Northwestern University School of law, qui l’a élaboré.

“Nous avons travaillé sur 90 pays, ainsi que sur les territoires palestiniens et Taïwan, où la peine de mort est toujours inscrite dans la loi, explique-t-elle. Certains de ces pays procèdent à des exécutions, d’autres l’autorisent toujours mais ne l’appliquent jamais.”

Le Bélarus aspire à devenir le 48ème membre du Conseil de l’Europe. Mais la poursuite des exécutions fait obstacle aux tentatives du pays de se rapprocher de la famille des Etats démocratiques européens.

C’est ce que précise Renate Wohlwend, députée du Lichtenstein au sein du groupe du parti populaire européen : “l’abolition de la peine de mort est devenue une condition à l’adhésion au Conseil de l’Europe après la chute du rideau de fer, et je pense que c‘était une grande décision.”

Le Conseil de l’Europe a par ailleurs réitéré son appel aux Etats-Unis et au Japon, en leur qualité d’observateurs auprès de l’organisation, à abolir la peine de mort.

Il est en effet le fer de lance de ce combat. Le Conseil de l’Europe est ainsi à l’origine de la journée européenne contre la peine de mort, créée en 2007.