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Les civils fuient l'enfer de Misrata par bateau

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Les civils fuient l'enfer de Misrata par bateau

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Le “déluge de feu” ne cesse pas sur Misrata. Les rebelles affirment qu’au moins cent roquettes sont tombées encore samedi matin sur la ville côtière dans l’ouest de la Libye. Elles auraient frappé une zone industrielle, et il n’y aurait pas de victime. Vendredi, au moins treize personnes, selon des sources médicales, ont été tuées dans la cité assiégée par les forces du colonel Kadhafi depuis près de deux mois. L’ONG Human Rights Watch accuse le régime libyen d’employer des bombes à sous-munitions pour pilonner Misrata. Ces armes sont interdites par une convention internationale, mais la Libye ne l’a pas signée.

Chaque bombe lancée sur Misrata sème de toute façon la terreur parmi les civils. La rébellion doit organiser leur évacuation par mer. Tous les bateaux encore en état sont utilisés pour transporter ces civils jusqu’au port de Benghazi. Il faut trente heures de voyage pour connaître un peu de paix.