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Il y a un an, la pire marée noire de l'histoire des Etats-unis

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Il y a un an, la pire marée noire de l'histoire des Etats-unis

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Ce 20 avril 2010 restera comme le début de la pire marée noire de l’histoire des Etats-Unies. Un an après l’explosion de la plate forme pétrolière

Deepwater Horizon au large de la Nouvelle-Orléans, les conséquences de la catastrophe se font toujours sentir dans le Golfe du Mexique, qui n’est pas encore totalement nettoyé.

Près de 5 millions de barils de pétrole avaient été déversés à la suite de l’accident dans les eaux du Golfe, polluant plus de 1700 km de zones marécageuses et de plages. Et 2000 personnes travaillent encore pour assainir ces rivages où plus de 6.000 oiseaux sont morts.

Un an après, les uns restent sous le choc, d’autres préfèrant relativiser.

Dr. Paul Sammarco, Louisiana University Marine Consortium : “Cela a probablement été la pire catastrophe que cette masse d’eau ait connu depuis… C’est difficile à dire, mais surement des milliers d’années. “

Dr. Quenton Dokken, Gulf of Mexico Foundation:

“En réalité, par rapport à l’ensemble, si l’on prend la totalité du volume et de la surface du Golfe du Mexique, cela représente une petite surface, un petit impact…”

Pour les pêcheurs de la région, qui ont pris de plein fouet cette pollution sans précédent, le traumatisme est toujours là. Pour James Guerineau,

les affaires tournent au ralenti. Avant, il emmenait les touristes attrapper le poisson, il a dû reprendre son ancien métier de mécanicien pour boucler les fins de mois.“J’aimerais recommencer à pêcher, faire plus de visites et redonner confiance au public pour qu’il revienne à Venice… Qu’on pêche à nouveau” dit-il.

A la veille d’une nouvelle saison de la crevette, le secteur craint une mauvaise production.

Et alors que plus de 500.000 personnes attendent une indemnisation du fonds de 20 milliards de dollars mis en place par BP, un an après, on ne sait toujours pas quelles seront les conséquences d’un tel déferlement de pétrole sur la faune et les élèments marins.

Le constat de ce biologiste de Greenpeace n’est pas engageant : “Beaucoup de pétrole se trouve encore dans le Golfe aujourd’hui. Il y en a dans l’eau, dans les sédiments, au fond de la mer, une bonne partie a été rejetée dans les marais, il est encore là” explique John Hocevar, biologiste marin.

Et puis il y a ces quelque 7,5 millions de litres de dispersants qui ont permis de maintenir au large la plus grande partie de la nappe de pétrole et d‘éviter le pire… Aujourd’hui, certains experts s’interrogent sur les effets de ces dispersants sur l’environnement : “Personne ne connait les effets environnementaux de tous ces dispersants, il faudra faire des recherches là dessus… “s’interroge le scientifique William Murray.

Trois mois après la fin du moratoire sur la recherche d’hydrocarbures en eaux profondes, le premier permis de forage dans le Golfe du Mexique a été accordé fin février. Dans les Bayous, on sait qu’on n’est pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe…