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A Misrata, on manque de tout

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A Misrata, on manque de tout

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Pendant que les combats et les bombardements font rage, la vie s’organise tant bien que mal à Misrata.

Trouver de la nourriture et de l’essence relève de plus en plus du parcours du combattant. Les rares boulangeries qui ouvrent encore leurs portes sont prises d’assaut.

La farine certes ne manque pas, mais avec la pénurie de gazole et de levure, tout se complique.

Pour espérer avoir du pain, il faut souvent faire la queue pendant des heures, en courant le risque d‘être bombardé.

“En ce qui concerne la boulangerie, on manque de fioul. Mais le plus dur ce sont les frappes aériennes. On est exposés en permanence. On est obligés de faire face à ces deux problèmes, raconte ce boulanger.”

Si la ville a pu survivre à plus de six semaines de bombardements, c’est qu’elle fut jusque là la plateforme commerciale du pays, et que les stocks étaient là.

Mais la situation depuis a changé. Seules six boulangeries restent encore opérationnelles. Insuffisant pour pouvoir nourrir 500.000 bouches par jour. Du coup, pas d’autre choix que de rationner le pain.