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Grève générale très suivie au Yémen, Saleh s'accroche

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Grève générale très suivie au Yémen, Saleh s'accroche

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Image symbolique au Yémen… Un groupe de militaire a rejoint les manifestants qui réclament la démission du président Saleh depuis le 27 janvier.

A Sanaa, ils étaient encore plusieurs milliers ce samedi à protester.

La grève générale a été très suivie dans l’ensemble du pays. Mais, tout ne s’est pas passé sans heurt.

A Aden, dans le sud, deux jeunes manifestants ont été blessés par des tirs de l’armée alors qu’ils tentaient de dresser une barricade.

Malgré le danger, les femmes veulent faire partie du mouvement. Tous les jours ou presque, elles se regroupent dans les manifestations:

“Je pense que le président Saleh n’a aucune chance d‘échapper à la justice. Il rêve, il ne restera pas jusqu’en 2013. Nous combattrons, et si les jeunes veulent le chasser sans les femmes, nous ne leur pardonnerons pas.”

“Si Dieu le veut, dans une semaine, nous le forcerons à quitter le pouvoir. Nous resterons là, la jeunesse est très enthousiaste, il ne restera pas.”

Hier ont eu lieu les plus importantes manifestations jamais organisées contre le régime.

Le président Saleh a accusé l’opposition de conduire le pays vers la guerre civile.

Il n’a toujours pas accepté le plan de transition politique des pays du Golfe, même s’il dit l’accueillir positivement.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a proposé la formation d’un gouvernement d’union nationale, puis un transfert des prérogatives par le chef de l’Etat au vice-président et un arrêt des manifestations.

Le président présenterait ensuite sa démission au Parlement dans les 30 jours, puis un président intérimaire et le cabinet organiseraient une élection présidentielle dans les 60 jours.

Cette proposition de sortie de crise lui accorde aussi l’immunité après son départ du pouvoir. Les comités de contestataires n’en veulent pas.

L’opposition a fait savoir aujourd’hui qu’elle exigeait le départ de Saleh avant la formation du gouvernement d’union nationale, arguant qu’elle ne prêterait pas serment devant lui et ne servirait pas sous son autorité.