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La vie dans la zone d'exclusion de Tchernobyl

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La vie dans la zone d'exclusion de Tchernobyl

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Derrière ces panneaux, l’entrée de la zone d’exclusion qui mène à la centrale de Tchernobyl…

25 ans après l’explosion nucléaire, tous les regards se portent sur le nouveau sarcophage.

Mais qu’en est-il de ce rayon de 30 km autour de la centrale, des 800 familles qui y vivent, des travailleurs qui sécurisent le site, de la faune, de la flore ?

La directrice scientifique du musée national Tchernobyl de Kiev, Anna Korolevska, lance un appel : “Il y a une nouvelle génération qui est née dans les territoires contaminés, qui reçoit de petites doses de radiation tous les jours. Et ça a commencé dans le ventre de leurs mères. C’est pour cela qu’aujourd’hui, il faut investir beaucoup d’argent non seulement dans le nouveau sarcophage, mais aussi pour résoudre les problèmes des territoires contaminés, pour aider ces gens”.

Certains n’ont pas le choix de vivre dans la région de la centrale, d’autres y viennent pour le tourisme. C’est un paradoxe, mais cette agence amène 10 à 12 personnes par semaine dans la zone d’exclusion. C’est un tourisme confidentiel.

“Nous l’appelons le tourisme de l’extrême ou le tour écologique ou le Tchernotour. Ces territoires sont morts et je ne pense pas que la vie puisse revenir. Je ne pense pas que c’est bien de faire de la publicité pour ce genre d’expériences puisqu’on ne connaît pas les niveaux de radiation, mais des gens viennent”, explique Olga Filimonova, une employée.

La zone d’exclusion attire aussi les scientifiques qui viennent observer les conséquences de la radioactivité sur la nature. Les cerveaux des oiseaux sont par exemple plus petits qu’ailleurs. De plus, le nombre de mammifères a diminué de même que la biodiversité des insectes.

Et alors que tout le monde s’interroge sur les conséquences de la catastrophe au Japon, des scientifiques déplorent que le financement de la recherche occidentale sur les impacts de Tchernobyl sur l’environnement se soit effondré et que de nombreuses études d’Europe de l’Est n’aient jamais été traduites.

Il y a quelques jours, la conférence des donateurs a permis de débloquer 550 millions d’euros pour financer la sécurisation de la centrale de Tchernobyl.