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Libye : une bouffée d'air pour Misrata

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Libye : une bouffée d'air pour Misrata

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Frappes aériennes de l’OTAN, combats au sol…

Les forces de Khadafi ont été repoussées à une quarantaine de kilomètres à l’est de Misrata. Les rebelles affirment que le port de la ville est sécurisé. En revanche, ce matin, un roulement quasi ininterrompu d’explosions pouvaient s’entendre à l’ouest.

Juste avant l’intervention de l’OTAN, hier après-midi, des dizaines de roquettes étaient tombées sur le port. Assiégée depuis deux mois, cette ville a été reprise lundi par les insurgés, mais elle est encerclée par les forces loyalistes à l’est, au sud et à l’ouest. La seule voie de ravitaillement reste la mer.

Le sort de centaines de réfugiés sub-sahariens, bloqués dans le port, est incertain. Ce matin, profitant de l’accalmie, un navire de l’Organisation internationale des migrants aurait pu débarquer sa cargaison d’aide humanitaire et embarquer un millier de réfugiés. Mais les rapports sont contradictoires.

Sur le plan diplomatique, réuni jusque tard hier soir, le conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé à cesser toute opération militaire visant de hauts responsables libyens, après un bombardement de l’Otan contre le bureau de Mouammar Kadhafi lundi, et entend accélérer ses démarches en vue d’un cessez-le-feu en Libye.

Par ailleurs, les pays membres de l’Otan se sont mis d’accord pour installer un représentant de l’alliance dans la ville rebelle de Benghazi, pour nouer des contacts politiques avec l’opposition au régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Et l’on appris aujourd’hui que 61 tribus libyennes avaient fait serment d’unité face à Mouammar Kadhafi dans un manifeste diffusé par le site internet de l‘écrivain-philosophe français Bernard-Henri Lévy (www.laregledujeu.org).

Les 61 signataires, chefs ou représentants de ces tribus, disent réagir aux menaces pesant sur l’unité de leur pays, aux “manoeuvres et à la propagande” du dirigeant libyen, qu’ils accusent de “jouer les tribus les unes contre les autres”.

“Rien n’est vrai dans ce mythe, qu’il a nourri, d’une opposition ancestrale et, aujourd’hui, d’une fracture entre tribus du Fezzan, de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine”, les trois grandes régions libyennes, écrivent-ils.

“La Libye de demain, une fois le dictateur parti, sera une Libye unie, dont la capitale sera Tripoli et où nous serons enfin libres de former une société civile selon nos voeux”, ajoutent les signataires.

Avec AFP et Reuters