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Libye : un fond de soutien aux insurgés va voir le jour

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Libye : un fond de soutien aux insurgés va voir le jour

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Le groupe de contact sur la Libye a décidé la création d’un “fonds spécial” pour aider financièrement le Conseil national de transition, l’organe politique des rebelles. Il sera opérationnel dans quelques semaines.

C’est ce qu’a annoncé le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, aux côtés du Premier ministre du Qatar et du chef de la diplomatie des Emirats arabes Unis, et de préciser:

“L’ONU nous a confirmé aujourd’hui avec le représentant spécial des Nations Unies en Libye Abdellilah al Katib la détermination de coordonner les efforts afin d’arriver le plus rapidement possible à un cessez-le-feu et au lancement d’un processus politique clair”.

Le fond d’aide sera destiné à l’achat de nourriture et à l’aide humanitaire, pas quetsion d’armer les rebelles. Il sera basé sur les avoirs de Mouammar Kadhafi et de ses proches, géré par un comité, supervisé par la France et l’Italie avec une rotation sur 6 mois.

Pour exemples, l’Autriche a gelé hier 1,2 milliard d’euros d’avoirs bancaires qui appartiendraient à des proches de Mouammar Kadhafi.

Les avoirs libyens déjà bloqués aux Etats-Unis représentent plus de 30 milliards de dollars.

Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine, a annoncé qu’une loi allait être adoptée pour puiser dans ces avoirs “afin d’aider le peuple libyen”.

Elle a déjà fait savoir que Washington fournirait une aide matérielle de 25 millions de dollars au conseil national de transition libyen. Le premier envoi sera livré à Benghazi dans quelques jours.

Elle a aussi annoncé que Washington contribuerait à hauteur de 53 millions de dollars à l’appel de fonds lancés par l’ONU.

Par ailleurs, Hillary Clinton a appelé les participants à accroître l’isolement de Mouammar Kadhafi en refusant ses émissaires et en aidant les rebelles à établir des représentations politiques dans le monde.

L’Italie a fait de même en appelant un maximum de ses alliés à reconnaître le CNT, présent à la réunion aux côtés de 22 pays, 6 institutions internationales, dont l’UE, l’Otan et l’Organisation de la conférence islamique ainsi que 6 observateurs, dont l’Union africaine et la Banque mondiale.

L’Italie avait été le troisième pays à reconnaître le CNT après la France et le Qatar.

Pour Rome, de plus en plus d’alliés envisagent des relations bilatérales avec les rebelles, leur accordant ainsi une certaine reconnaissance et isolant un peu plus le régime de Kadhafi.

C‘était la deuxième réunion du groupe mis en place à Londres en mars.

Les discussions portaient sur les moyens pour parvenir “le plus vite possible à un cessez-le-feu” et à l’instauration de ce mécanisme d’aide au CNT, au moment où la crise humanitaire s’aggrave sur place.

Ce conflit, qui a débuté mi-février, a fait plus de 10.000 morts selon les rebelles.

La révolte populaire, réprimée dans le sang, a donné lieu à une intervention militaire internationale, en cours depuis le 19 mars.

La prochaine réunion du groupe de contact aura lieu à Abu Dabi.

Environ 250 millions de dollars ont été pour l’instant recueillis pour l’aide humanitaire en Libye.