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Une Journée de l'Europe sur fond de pessimisme ambiant

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Une Journée de l'Europe sur fond de pessimisme ambiant

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Le drapeau étoilé sera quasiment passé inaperçu. C‘était ce lundi la journée de l’Europe, et la ville de Florence lui a consacré un festival. Mais en ce 9 mai, l’Union ne déchaîne guère les passions.

“L’Union européenne souffre un peu, mais elle s’en sort”, lâche un passant.

“L’Union représente des avantages pour tout le monde et toutes les nations qui en font partie”, dit une autre.

“Je regrette le manque de cohésion politique. Effectivement, on travaille beaucoup au niveau économique, mais peu au niveau politique”, juge un troisième.

Crise oblige, on retient de l’Europe ses canards boiteux, ses crises de la dette et ses plans d’austérité, avec en toile de fonds, l’impression qu’elle se fait distancer par les puissances émergentes, comme le souligne ce professeur de l’Université Libre de Bruxelles :

“Il y a un sentiment de pessimisme d’autant plus important que très régulièrement, communément, on présente l’Europe comme un continent has been par rapport à la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, voire du Brésil, de l’Argentine, du Mexique.”

Autre phénomène qui écorne l’image de l’Europe, le réflexe du chacun pour soi en plein printemps arabe, qui contraste avec le discours des commissaires.

“C’est un projet. Nous sommes tous liés, donc nous devons nous soutenir les uns les autres, et il n’y a pas d’avenir sans solidarité”, explique la commissaire européenne en charge de l’Education Androulla Vassiliou.

Ainsi va l’Europe, façonnée à coups de boutoirs. Sa survie dans un monde multipolaire l’obligera néanmoins à poursuivre sa route, vaille que vaille.