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Catherine Ashton, cible permanente des critiques

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Catherine Ashton, cible permanente des critiques

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18 mois après avoir commencé à incarner la diplomatie européenne, Catherine Ashton reste sous le feu permanent des critiques. Invisible, peu réactive, pas assez ferme. Au Parlement européen, les commentaires sont sans appel. Mais la Haute représentante reste de marbre. Après avoir mis sur pied le Service européen d’action extérieure, elle dit être à l‘écoute, en particulier du monde arabe :

“ L’une des choses très importantes, c’est que nous écoutons. Et lorsque vous pensez à ce que vous devez faire pour soutenir les peuples d’Egypte et de Tunisie qui veulent prendre en main leur avenir, il faut écouter et savoir réagir à leurs besoins “ , explique-t-elle au micro d’euronews.

Pour le chef de file des socialistes au Parlement européen, Martin Schulz, Catherine Ashton est aussi et surtout victime du refus des capitales européennes de déléguer le moindre pouvoir sur le terrain diplomatique :

“ Le principal obstacle pour elle, ce sont les ministres des Affaires étrangères comme Guido Westerwelle en Allemagne, William Hague à Londres, Alain Juppé à Paris, où tout autre chef de la diplomatie pour qui c’est : mon pays d’abord, ensuite l’Europe. Elle doit inverser la tendance. “

Le traitement des dossiers libyen et syrien est symptomatique de cette cacophonie : interventionnisme franco-britannique dans un cas, sanctions européennes au minima dans l’autre.

“ Moi, je crois que le problème, c’est que Madame Ashton se comprend comme coordinatrice, et moi je dis qu’elle doit animer, donc elle doit prendre position. Elle doit même, si c’est nécessaire, critiquer les Etats membres parce que le problème de la politique étrangère, c’est l’unanimité, et avec cette histoire de l’unanimité, on n’avancera jamais “ , assène le co-président du groupe des verts, Daniel Cohn-Bendit.

Notre envoyé spécial au Parlement européen, Paul Hackett, de conclure : “ De nombreux eurodéputés l’admettent : la mission de Catherine Ashton qui consiste à unifier les politiques étrangères des 27 est quasiment impossible. Malgré cela, il y a une réelle frustration, beaucoup estimant que l’Union européenne ne pèse de tout son poids sur la scène mondiale. “