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Pour une journée type à Cannes, il faut essentiellement trois ingrédients. D’abord une diva qui se donne en spectacle, idéalement Lady Gaga en représentation sur le plateau à ciel ouvert d’une célèbre émission télévisée.

Deuxième ingrédient, poser son regard sur une page d’histoire. C’est le moment de l’hommage, avec la palme d’honneur décernée à Bernardo Bertolucci, 71 ans, légendaire réalisateur à qui l’on doit “Dernier Tango à Paris” ou encore “Le dernier empereur”.

Et puis enfin, il y a l’actualité très concrête du festival. La compétition, avec un premier postulant qui débarque en habitué, Woody Allen et sa dernière comédie “Midnight in Paris”, ou l’histoire de ce scénariste d’Hollywood qui se découvre une fenêtre temporelle pour rencontrer les grands artistes, de Picasso à Hemingway en passant par Dali.

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“Je pense que j’ai du talent mais pas jusqu‘à dire que je suis un artiste parce que si vous le pensez, alors Kurosawa est un artiste, Bergman est un artiste et Bunuel est un artiste et Fellini, donc c’est clair comme de l’eau de roche, je ne suis pas un artiste. Mais je sais faire des films, quelques uns sont bien d’autres le sont moins. (…) L’astuce pour le casting c’est d’engager des gens super et de les laisser faire leur truc, de ne pas trop s’immiscer, et de s’attribuer le mérite. Je le fais depuis tellement d’années, ça fait des merveilles”, plaisante le réalisateur américain avec cet humour bien à lui devant un parterre de journalistes conquis.

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