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Affaire DSK : la plupart des commentaires appellent à la prudence

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Affaire DSK : la plupart des commentaires appellent à la prudence

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Cette nouvelle affaire Dominique Strauss-Kahn (DSK) a évidemment déclenché une avalanche de réactions en France. Où la quasi totalité des personnalités politiques interrogées, de droite comme de gauche, rappellent, à l’image du porte-parole du gouvernement François Baroin, que l’intéressé doit bénéficier de la présomption d’innocence.

A gauche, on se dit “abasourdi”. C’est, par exemple, le cas de la première secrétaire du parti socialiste (PS), Martine Aubry. “Je suis, comme tout le monde, totalement stupéfaite. J’en appelle à chacun à attendre la réalité des faits et à respecter la présomption d’innocence, à tous à garder la décence nécessaire.” Autre rival potentiel de Dominique Strauss-Kahn aux primaires socialistes pour l‘élection présidentielle, François Hollande a appelé à la “retenue, à la réserve, au souci de la justice, à se garder de toute conclusion prématurée”.

Seules notes – pour l’instant – discordantes, la présidente du Front national Marine Le Pen et le député UMP Bernard Debré. La première a jugé DSK “définitivement discrédité comme candidat à la plus haute fonction de l’Etat” et évoqué les “rapports légèrement pathologiques que M. Strauss-Kahn semble entretenir à l‘égard des femmes”. Le second a qualifié DSK d’“homme peu recommandable” et jugé cette affaire “humiliante” pour le pays : “C’est humilier la France que d’avoir un homme, comme lui, qui se vautre dans le sexe.”

Les réactions recueillies dans la rue sont, elles, un mélange de sobriété et de prudence. Quelques exemples : “C’est quelqu’un qui peut apporter quelque chose pour la France, donc on a besoin de gens comme lui, surtout pour la gauche. J’attends maintenant des preuves, c’est encore trop tôt pour porter un jugement” ; “C‘était pratiquement le seul candidat de la gauche, du PS, pour qui j’aurais pu voter. Mais j’avoue que ça commence à faire beaucoup, c’est pas la première fois” ; “C’est un peu bizarre à quelques mois des élections d’avoir cette affaire-là. Parfois on se pose la question de savoir si c’est pas un petit coup monté.”

Mais, coup monté ou pas, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et favori des Français à l‘élection présidentielle de l’an prochain a sans doute, en l’espace de quelques heures, beaucoup perdu tant sur le plan professionnel que politique.