DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Proche-Orient : la Nakba célébrée dans le sang

Vous lisez:

Proche-Orient : la Nakba célébrée dans le sang

Taille du texte Aa Aa

Des milliers de manifestants, près d’une quinzaine de morts et sans doute plusieurs centaines de blessés… Tel est le bilan des marches aux frontières d’Israël organisées dimanche pour célébrer la Nakba, un mot signifiant catastrophe employé par les Palestiniens pour évoquer la création en 1948 de l’Etat d’Israël, et sa conséquence : l’exode de 760 000 Palestiniens.

Sur le plateau du Golan, un territoire annexé par Israël, à la frontière avec la Syrie, l’armée israélienne a tiré sur des manifestants. Deux ont été tués, quatre, grièvement blessés. Israël accuse le régime de Bachar al-Assad d’avoir organisé cette manifestation “pour tenter de détourner l’opinion mondiale de ce qui se passe” en Syrie. Autrement dit, la répression violente du mouvement de contestation.

Des affrontements entre Palestiniens et soldats israéliens se sont aussi produits sur la frontière avec le Liban. L’armée libanaise annonce une dizaine de morts sur cette frontière qu’Israël avait décrétée zone militaire interdite.

Troisième secteur touché : la Cisjordanie. Et là encore, des blessés dans des heurts très violents. Comme au poste-frontière de Kalandia, le principal point de passage vers Jérusalem. Affrontements dans le nord de la bande de Gaza également, où une cinquantaine de Palestiniens ont été blessés par des tirs de l’armée alors qu’ils marchaient en direction du terminal frontalier israélien d’Erez.

Là et ailleurs, les manifestants, parfois des enfants, ont crié “On est des Palestiniens et on va revenir”, en brandissant des clés censées rappeler l’expulsion de leurs parents et grands-parents en 1948.