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La situation paradoxale de l'économie italienne

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La situation paradoxale de l'économie italienne

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Du point de vue économique les critiques pleuvent aussi sur le gouvernement Berlusconi, on l’a vu récemment avec l’assemblée générale de Cofindustria, le patronat italien qui a réclamé des réformes immédiates de la part de l’exécutif.

Dans les locaux de la Banque centrale d’Italie, le futur Président de la BCE : Mario Draghi a exprimé mardi ses inquiétudes sur l‘économie italienne et sur le manque de perspectives de croissance.

“Pour sortir le pays de la crise, a affirmé l’actuel Gouverneur de la banque d’Italie, il faut d’abord trouver l‘équilibre budgétaire : un point crucial pour augmenter la stabilité et et relancer la croissance économique. Pour faire cela, nous devons rapidement mener à bien la réorganisation des dépenses publiques. Nous avons aussi besoin de réduire les impôts qui pèsent lourdement sur les salaires des employés et sur les investissements des entreprises”.

A côté d’un déficit budgétaire relativement peu élevé, la dette cumulée italienne qui représente 120% du PIB – c’est la plus importante des pays industrialisés – ne semble pas inquiéter les investisseurs qui n’exigent pas des taux d’emprunts exorbitants comme pour la Grèce, quand l’Etat italien veut se refinancer sur le marché.

Pourquoi un tel paradoxe ? La réponse est double : la dette publique italienne est détenue à 55% par des résidents et donc moins exposée que d’autres aux spéculateurs étrangers. Enfin cette dette est d’une maturité moyenne de plus de 7 ans. Donc l’Etat est tranquille sur son remboursement pour l’instant.