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Les crudités ne trouvent plus preneur

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Les crudités ne trouvent plus preneur

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Conséquence de l‘épidémie, les Européens boudent massivement les crudités, et pas seulement les concombres. Tomates, salades et même poivrons restent sur les étals. Cette consommatrice allemande restera sur ses gardes tant que le mystère ne sera pas résolu :

“ Nous voulons savoir d’où ça vient. Ca ne vient pas nécessairement des légumes espagnols. “

De fait, le secteur agricole espagnol est loin d‘être le seul touché. En Allemagne aussi, les producteurs de fruits et légumes voient leurs ventes chuter, alors que les gels tardifs de mars et d’avril les avaient déjà fragilisés.

Dirk Beckedorf produit des salades qui ne trouvent plus preneur. Il s’inquiète pour la survie de son exploitation :

“ Nous ne savons pas comment compenser cela, ça nous met en danger. Nous allons essayer de garder le personnel jusqu’au week-end, mais ensuite, je vais devoir le réduire de 50%. Nous ne pouvons plus les employer, c’est financièrement impossible. Il n’y a pas eu de déclaration de responsables confirmant que nos produits étaient sains. Ils déconseillent de manière générale de manger des légumes crus. “

De nombreux maraîchers en sont réduits à détruire leur production qui sera utilisée comme déchet organique. L’Allemagne, qui avait déjà connu une affaire de contamination à la dioxine en janvier – un coup dur pour la filière des éleveurs – se serait elle aussi bien passée de cette nouvelle catastrophe sanitaire et commerciale.