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E.coli : une bataille sans fin

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E.coli : une bataille sans fin

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Le 24 mai, une vieille dame allemande meurt dans un hôpital de Hambourg.

La bactérie E.coli a fait son apparition publique. Elle provoque des diarrhées sanglantes et, dans les cas les plus graves, des troubles rénaux qui peuvent être mortels.

Le même jour, l’institut de sécurité alimentaire Robert Koch lance l’alarme : “C’est la plus importante apparition de l’E.coli en Allemagne, dit Reinhard Burger, son responsable, avec plus de cas en une semaine que normalement pendant des années, et trois types d’aliments sont suspectés, les tomates crues, les concombres et la salade.”

Depuis cette date, plus de 20 personnes sont mortes, toutes en Allemagne, toutes, sauf une en Suède. L’Allemagne compte plus de 2200 malades. Une centaine de cas sont enregistrés en Europe, et même un au Canada.

La piste du concombre espagnol est pointée du doigt, avant d‘être abandonnée, mais les ravages économiques sont énormes. De nombreux pays stoppent leurs importations.

Les chercheurs vont creuser la piste d’un restaurant allemand à Lübeck dont 17 clients ont été contaminés. Ou celle d’une énorme fête sur le port de Hambourg début mai.

“Nous avons découvert que c’est une forme de germe nouvelle et inconnue jusqu’alors, déclare le 2 juin le bactériologiste Holger Rohde, ce qui va nous permettre d’en tirer des conclusions.”

Les soupçons vont ensuite se porter sur des graines germées mais les premiers tests s’avérent négatifs.

En attendant la vérité, les autorités sanitaires recommandent de bien laver et éplucher les légumes.