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L'Italie et le dossier brûlant du nucléaire

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L'Italie et le dossier brûlant du nucléaire

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C’est en 1987, un an après l’accident de Tchernobyl, la plus grave catastrophe nucléaire civile, que l’Italie renonce à son programme nucléaire. Via un référendum les Italiens se prononceront alors pour la fermeture des quatre centrales nucléaires du pays.

L’une d’entre elles, celle de Trino Vercellese dans le Piémont, tournait depuis 1964.

Une autre, celle de Caorso, dans la région d’ Emilie Romagne, était en activité depuis 1978. Elle fut la dernière a fermeren 1990. Dans les communes environnantes, on a cependant toujours craint sa réouverture.

La fermeture de ses centrales n’empêchera pas pour autant l’Italie d’importer de l‘électricité d’origine nucléaire, notamment de France, de Suisse, d’Autriche et de Slovénie.

La compagnie italienne d‘électricité ENEL investit même dans la construction de réacteurs nucléaires en France et en Slovaquie. Elle contribue aussi au développement de la technologie de l’EPR.

A ce jour, l’Italie importerait 90% de son énergie totale.

La victoire de Silvio Berlusconi aux législatives de 2008 a remis le dossier du nucléaire sur la table. Lors de sa visite en France quelques mois plus tard, le Premier ministre Italien signe une accord avec le Président Français, Nicolas Sarkozy. Les deux hommes s’entendent sur la construction de quatre centrales nucléaires en Italie, dont la première devrait entrer en service en 2020.

“La France est aujourd’hui en mesure de satisfaire près de 80% de ses besoins énergétiques grâce à l‘énergie nucléaire. Deux conséquences découlent de cela. D’abord, c’est une énergie propre produite via un système absolument sûr. Deuxièmement, en matière d‘énergie, les citoyens français paient moitié moins que ce que dépensent les Italiens”, argumente alors le Cavaliere.

Mais la récente catastrophe de Fukushima a jeté un froid sur ce plan. Elle a aussi renforcé les arguments des antinucléaires en Italie.

L’Italie est souvent confrontée à des tremblements de terre, or séismes et centrales nucléaires ne font pas très bon ménage.