DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

UNICEF : mission éducation

Vous lisez:

UNICEF : mission éducation

Taille du texte Aa Aa

Depuis plus de 60 ans, l’UNICEF vient en aide aux enfants à travers le monde, tout particulièrement dans les pays en voie de développement. Cette semaine, nous nous intéressons aux efforts de cette organisation onusienne pour rendre le monde meilleur et plus sûr pour les plus jeunes.

L’UNICEF est particulièrement active en Afrique, où elle s’efforce de relever les standards éducatifs et d’aider les enfants démunis à atteindre leur potentiel.

Afrique du Sud : “des écoles pour l’Afrique”

L’Afrique du Sud n’est pas un pays pauvre, mais les inégalités y sont flagrantes. C’est pourquoi l’UNICEF la fait figurer sur la liste des 11 pays africains prioritaires en termes de besoins éducatifs, dans le cadre du programme “des écoles pour l’Afrique”. Même si le taux de scolarisation est élevé, chez les garçons comme chez les filles, la qualité des écoles publiques d’Afrique du Sud laisse à désirer.

Restaurer les bâtiments existants : c’est une des missions à laquelle s’est attelée l’UNICEF, mais son rôle ne s’arrête pas là. Elle veut créer des écoles qui répondent à l’ensemble des besoins des enfants, sur le plan éducatif mais aussi alimentaire et sanitaire. L’objectif du programme “Ecoles pour l’Afrique” en Afrique du Sud est d’améliorer la qualité de l’enseignement pour un million d‘élèves.

Pour y parvenir, le programme prévoit aussi des visites médicales, un accès à l’eau potable et des toilettes séparées pour filles et garçons. 27.000 enseignants bénéficient de surcroît d’une formation.

Selon l’UNICEF, près de 5 millions d’enfants ont bénéficié du programme “écoles pour l’Afrique” à travers le continent. C’est un premier pas.

www.schoolsforafrica.com

Anthony Lake : “quand on veut, on peut”

Il a travaillé pour Nixon, Kissinger, Clinton et Obama. Le voici à présent à la tête de l’UNICEF, une organisation présente dans plus de 190 pays. Le meilleur poste qu’il ait jamais eu, dit-il. C’est à New York que nous l’avons rencontré.

Ana Bressanin, euronews

“Vous dirigez l’UNICEF depuis un an, quel est votre plus grande réussite à ce stade et votre plus grand regret, si toutefois vous en avez ?”

Anthony Lake, directeur général de l’UNICEF

“Il est certainement trop tôt pour parler de réussites et je préfèrerais ne pas parler des regrets. Le plus grand défi pour nous – et en fait notre plus grande opportunité – est de nous concentrer encore plus sur les enfants désavantagés à travers le monde. C’est une évidence quand on parle de santé, mais pas encore assez quand on en vient à l‘éducation.”

euronews :

“Pourquoi pensez-vous que l‘éducation ne retient pas assez l’attention ?”

Anthony Lake :

“L‘éducation attire de plus en plus d’attention. En partie grâce aux objectifs de développement du millénaire et à nos efforts pour parvenir à la scolarisation universelle en primaire. Mais ce qui mérite plus d’attention à mon avis, c’est la question de l‘éducation équitable.”

euronews :

“Vous mentionnez les objectifs de développement du millénaire, l’un d’eux est la scolarisation universelle en primaire d’ici à 2015. Est-ce réaliste ?”

Anthony Lake :

“C’est faisable. Et j’ajouterai que, parce que nous le pouvons, nous devons le faire.”

euronews :

“A propos de l‘éducation des filles, est-il difficile de trouver l‘équilibre entre d’un côté la tradition, le pouvoir de la religion, et de l’autre le besoin d‘égalité ?”

Anthony Lake :

“C’est une question extrêmement importante parce que nous avons tendance à nous focaliser sur les programmes : plus d‘écoles, plus d’enseignants, plus de matériel, plus de ci, plus de ça… Quand ce qui est vraiment important, ce sont les mentalités. Vous ne changez pas les attitudes en vous référant à des traités internationaux. Vous changez les attitudes davantage, je pense, à travers les communautés locales, les leaders locaux, qui vont dire : “attendez une minute, il nous faut envoyer nos filles à l‘école ! Attendez une minute, ces mutilations doivent cesser !”

Cela se fait davantage via les réseaux locaux de populations qu’en dispensant des cours et en dénonçant leurs pratiques comme diaboliques. Parce que les gens naturellement ne réagissent pas bien quand vous leur dîtes cela.”

BACKGROUND:

www.unicef.org/media/media_53427.html

www.unicef.org/media/media_45452.html

Pakistan : catastrophes et opportunités

L‘égalité dans l’accès à l‘éducation est un des principaux objectifs de l’UNICEF. Dans un village du Pakistan durement frappé par les inondations, le personnel de l’organisation tente de changer les mentalités locales. Les anciennes réticences concernant l‘éducation des filles sont peu à peu en train d‘être balayées.

Karen Allen, représentante de l’UNICEF, explique : “Nous avons constaté un réel élan de motivation chez les petites filles mais aussi chez leurs parents qui ont dit : ‘nous devrions peut-être envisager d’envoyer nos filles à l‘école, regardez comme ça les rend heureuses et elles apprennent des choses vraiment utiles.”

Alors que le Pakistan se reconstruit, de nombreux parents démunis préfèrent cependant encore mobiliser leurs enfants sur les chantiers.