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Vague de violences meurtrières sur fond de conflit agraire en Amazonie


Brésil

Vague de violences meurtrières sur fond de conflit agraire en Amazonie

Ces trois dernières semaines, six paysans et écologistes ont été tués dans l’Etat brésilien du Para. Les funérailles de l’un d’entres eux ont eu lieu hier en présence d’une foule immense.

Les Sans Terre comme ils s’appellent en ont profité pour exiger plus de sécurité de la part du gouvernement de Dilma Rousseff. Ils accusent les grands propriétaires terriens et les industriels d‘être les commanditaires de ces meurtres pour récupérer les terres des petits paysans, le plus souvent avec une impunité totale.

Greenpeace les soutient et demande aussi plus de policiers :

“Malheureusement, le gouvernement n’a pas pris les mesures appropriées. Au contraire, il a contribué à envoyer des signaux qui ont provoqué une augmentation des crimes en Amazonie, car au lieu de punir les responsables de ces meurtres et ceux responsables de la déforestation, le gouvernement reconnaît le vol de terres. En 2008, le gouvernement a légalement reconnu l’invasion de 66 millions d’hectares, c’est l‘équivalent de la superficie réunie de deux pays européens, la France et l’Allemagne”.

Selon la Commission pastorale de la Terre proche de l’Eglise catholique, au moins 125 agriculteurs-écologistes sont menacés de mort en raison de leur lutte contre la déforestation.

Ces crimes interviennent au moment où le parlement débat de l’assouplissement controversé du code forestier défendu par le puissant lobby agricole.