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Grèce : parole de chômeur

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Grèce : parole de chômeur

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Comme tous les matins, Dimitris, 50 ans, prépare son café. Mais rien ne l’oblige vraiment à sortir du lit. Cet Athénien est au chômage depuis des mois. Il vendait des voitures. Et son patron était content de lui : “Vous êtes très bon, votre travail est très bon, nous voulons travailler avec vous, mais malheureusement nous ne pouvons pas vous payer alors vous devez quitter la société”, nous raconte-il.

“Vous avez de l’espoir ?”, demande notre envoyé spécial, Olaf Bruns.

“De l’espoir ? Ca veut dire quoi en grec ? Espoir est un mot inconnu, je ne sais pas ce que c’est !”

Au premier trimestre 2011, près de 16% des Grecs étaient sans emplois. Ca veut dire, un chômeur sur six.

George Katrougalos est professeur de droit à l’université : “Je pense qu’il y a un divorce entre le peuple grec et le gouvernement. Ils essayent de résoudre ce iatus entre eux et le peuple avec des tours de magie, par exemple un référendum, qui aura lieu en septembre, mais je crois qu’en septembre on aura des élections.”

Les hommes politiques et les autres représentants parlent aux médias, c’est normal, c’est leur job. Les manifestants sur la place Syntagma ont décidé en revanche de ne plus parler aux médias. Ils disent qu’ils ont eu trop de mauvaises expériences. Leur message, ils espèrent le faire passer par internet. Et ils promettent que ce soir, lors du vote de confiance, ils seront ici des dizaines de milliers.