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Le rôle toujours plus important des créanciers privés

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Le rôle toujours plus important des créanciers privés

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Quelques jours avant la rencontre des chefs d’Etat, le président de la Commission européenne a tenu à rappeler l’importance de la participation des banques européennes au deuxième plan de sauvetage de la Grèce. Les Européens sont favorables à un partage du fardeau avec le secteur privé pour ménager le contribuable notamment, mais ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la forme de cet engagement.

“Nous pensons qu’avoir un partage avec le secteur privé, ça peut se justifier explique José Manuel Barroso, si cela ne créé pas un “credit event”, si ça ne correspond pas à un défaut, même sélectif et, bien sur, si cela est fait en toute harmonie avec la Banque centrale européenne”

La banque centrale européenne craint que le fait de forcer la main aux banques européennes, soit interprété par certains comme une faillite de la Grèce. Selon l‘économiste de la Fondation Madariaga Pierre Defraigne, il faut résoudre ce casse-tête.

“Si on leur impose quelque chose cela revient à un rééchelonnement ou même à une restructuration c’est à dire en fait à un défaut, et si on essaie de les convaincre, il faut que leurs actionnaires soient d’accord et n’attaquent pas le management sur la base de leur droit qui est éventuellement de ne pas être exposé davantage à la dette grecque”

Le sauvetage de la Grèce dépend donc du vote sur le paquet d’austérité qui aura lieu le 28 juin prochain et de la bonne volonté des banques allemandes et françaises notamment, parce qu’elles détiennent 25 milliards d’euros de titres d’Etat grec.

“La solution à la crise grecque pourrait venir non pas des dirigeants européens mais bien du système bancaire. Participera-t-il au renflouement du pays ? Avec quelles contreparties ? Les projecteurs sont donc désormais tournés vers les banques européennes. Joana Hostein à Bruxelles pour Euronews”