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Grèce: Vers toujours plus d'impôts

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Grèce: Vers toujours plus d'impôts

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De nouveaux sacrifices et une nouvelle augmentation des impôts sont les deux conditions qui pourraient résumer le nouveau plan d’austérité de Georges Papandréou destiné à éviter une faillite de la Grèce. Ce “plan B” mise sur de nouvelles taxes et vise un objectif, récolter un peu plus de 14 milliards d’euros sur quatre ans. Ce sont 649 millions d’euros de plus que le plan initial présenté il y a 15 jours.

La mesure phare est la création d’une nouvelle taxe exceptionnelle de solidarité de 1% à 5% pour les revenus supérieurs à 12.000 € par an.

Cette taxe devrait rapporter, en quatre ans, un peu plus d’un milliard et demi d’euros.

La TVA sur la restauration passe de 13% à 23%.

Une taxe sur les signes extérieurs de richesse est aussi introduite.

Enfin il faudra compter avec une augmentation de l’impôt sur la propriété.

Ces impôts, qui va les payer? La question fâche en Grèce. Quand certains assurent que ce “plan B” pénalisera les classes moyennes et pauvres, le tout nouveau ministre des Finances grec reconnaît des injustices dans le système, mais demande quand même au Parlement d’approuver son plan.

“Notre première priorité sera de mettre en œuvre un nouveau système fiscal qui, nous l’espérons, sera accepté et mettra fin à l’injustice provocatrice qui existe entre ceux qui échappent à l’impôt et ceux qui en paient trop”, a argumenté Evangelos Venizelos.

Mais ce dernier et Georges Papandreou auront du mal a convaincre l’opposition de les suivre. Les appels successifs au patriotisme tombent dans le vide, qu’ils viennent de gauche et du Pasok ou des conservateurs de la Nouvelle Démocratie.

“Je crois que le chef de la Nouvelle Démocratie va continuer d’appeler à des élections anticipées et que l’opinion publique sera à nouveau déçue dans le futur”, explique l’analyste politique Georges Tzogopoulos.

Déçus, les Grecs le sont, mais ils sont surtout remontés et dans la rue. Les nouvelles mesures frappent effectivement durement les classes moyennes. Pour exemple, le seuil d’imposition est abaissé à 8 000 euros de revenus annuels soit 650 euros par mois.