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Le Parti communiste chinois fête ses 90 ans

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Le Parti communiste chinois fête ses 90 ans

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Parti unique de la République Populaire de Chine, le Parti communiste chinois fête ses 90 ans. Fondé à Shangaï en 1921 par une douzaine d’intellectuels, dont Mao Tsé-Toung, c’est en 1949 que le PCC arrive au pouvoir. Avant, il lui aura fallu négocier deux alliances politiques puis livrer deux guerres fratricides contre ses anciens alliés, les nationalistes du Kuomintang.

Dans la ville de Yanan, à l‘époque base politique et militaire du Parti communiste chinois après la Longue Marche, est reconstituée une bataille livrée en 1947 pour protéger cette cité du Nord-Ouest de la Chine.

C’est depuis une cité troglodyte située hors des murs de la ville que Mao Tsé-Tung dirigeait la résistance du parti contre l’occupation japonaise.

Aujourd’hui Yanan est devenue un lieu de pèlerinage pour les communistes chinois qui s’attardent notamment dans ce que furent les anciennes maisons des dirigeants du parti.

Mao Guangrong se souvient de la bataille de Yanan, il y a participé. Comme le PCC, il fête ses 90 ans cette année et a lutté aux côtés des communistes.

“Si l’on compare entre hier et aujourd’hui, les difficultés de l‘époque et le vie actuelle, plus facile , bien sûr, je suis heureux. Regardez-moi par exemple, j’ai vécu ces durs moments et je suis encore vivant à 90 ans”, dit-il.

Comme Mao, le Parti communiste chinois, malgré ses 90 printemps semble plutôt en bonne santé. L’allégeance au parti commence dès 7 ans et le rituel d’adhésion n’a pas pris une ride. Dès qu’ils auront 14 ans, les jeunes pionniers de Chine rejoindront la Ligue des Jeunes Communistes avant de devenir membre à part entière du PCC.

Avec plus de 80 millions de membres, le Parti communiste chinois est la plus grande organisation politique au monde. Intégrer le PCC est considéré comme un privilège et permet d’avoir accès à des emplois convoités dans l’administration ou les entreprises d’Etat.

Reste que, selon des analystes, l’absence de démocratie menace la survie du régime. Un régime gangréné par la corruption. Cette dernière aurait coûté 87 milliards d’euros à la Chine ces vingt dernières années.

Pots-de-vins, abus de pouvoir, expropriations illégales, système de santé défaillant, carence du système judiciaire sont autant de constats qui tranchent avec l’image d’une “société harmonieuse” prônée par Pékin et nourrissent le mécontentement de plus en plus grandissant de la population.