DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

La musique soufie au festival de Roskilde

Vous lisez:

La musique soufie au festival de Roskilde

Taille du texte Aa Aa

Le festival de Roskilde, au Danemark, est l’un des plus importants en Europe du Nord avec cette année 170 groupes programmés. Parmi eux, il y a un ovni. Les frères Gonga Sain et Mithu Sain, musiciens de dhôl venus tout droit du Pakistan, où ils sont de véritables légendes vivantes.

“C’est le Danemark, c’est la première fois que nous venons, mais ce festival est l’un des plus importants, avec beaucoup de monde et la fête”, commente Mithu Sain.

Derrière le Roskilde festival, il y a une association à but non-lucratif. Les recettes générées sont reversées à des oeuvres caritatives et culturelles. Au fil des années, la scène musique du monde n’a cessé de prendre de l’ampleur. Une évolution que les organisateurs assument pleinement., à l’image de Peter Hvalkof, chargé de la programmation musique du monde : “Nous programmons de la musique du monde parce que cela fait partie de notre histoire depuis le début. La mondialisation renforce encore l’importance pour Roskilde de proposer aux spectateurs de la musique du monde entier.”

Gonga et Mithu Sain n’ont pas attendu le début officiel du festival pour jouer. Gonga, à la carrure impressionnante, est né sourd muet. Il a appris à jouer du dhôl grâce à son père qui frappait des rythmes sur son dos. La musique soufie de Gonga et Mithu est un art ancestral, comme l’explique Rune Selsing, expert dans ce genre de musique : “Par rapport à la plupart de ce qui est proposé ici au festival, leur musique est différente dans le sens où c’est une musique spirituellement primaire. Ils la jouent pour les spectateurs qui sont ici mais pour eux le premier spectateur, c’est dieu. Ils jouent pour dieu et cela donne une toute autre dimension à leur performance.”

Après Roskilde, les deux artistes continueront de sillonner la Scandinavie tout l‘été en se produisant dans d’autres festivals.