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Karlovy Vary : les frissons du cinéma polonais

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Karlovy Vary : les frissons du cinéma polonais

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C’est le plus grand rendez-vous du cinéma en Europe de l’Est. Pas surprenant donc de trouver sept films polonais à l’affiche du 46ème festival international du film de Karlovy Vary, en République tchèque. Quatre sont en compétition, notamment dont le premier documentaire du réalisateur polonais Michal Marczak “At the Edge of Russia” qu’on pourrait traduire par “aux confins de la Russie.”

Ce long métrage de 72 minutes raconte la vie d’un des derniers postes frontière aux abords de l’Arctique, le quotidien de cinq soldat chevronnés et d’une jeune recrue.

Personnage central : Alexei, 19 ans, a été affecté à ce poste reculé pour son service militaire. On le voit apprendre à survivre par moins 40 dans cette étendue déserte et hostile, où rien ne se passe.

Un plongeon dans la monotonie et l’absurde.

Il aura fallu un an et demi pour obtenir les autorisations de tournage et autant pour le réaliser, dans ces mêmes conditions extrêmes.

Formé en Californie, à Varsovie et Poznan, Michal Marczak a déjà remporté le premier prix du festival Planète Doc Review à Varsorvie.

En compétition dans la catégorie fictions : “Héritage” du polonais Andrzej Baranski. Le cinéaste né en 1941 a 30 court- métrages primés à son palmarès. Sa passion : les gens ordinaires.

“Héritage” raconte l’histoire de Zbyszek, un jeune homme né dans un village économiquement sinistré de l’Est de la Pologne ultra-catholique. Son père a été tué par l’alcool et sa mère gagne péniblement sa vie. Ambitieux, Zbyszek essaie d‘échapper en vain à la misère, enchaînant échec sur échec.