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Belgique : la crise politique se prolonge

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Belgique : la crise politique se prolonge

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Une fois encore, francophones et flamands auront échoué à renouer le dialogue politique en Belgique. Le médiateur Elio Di Rupo avait mis sur la table une offre de la dernière chance. Bart De Wever l’a rejetée.

“ Malheureusement, après lecture minutieuse de la note, la NV-A a décidé qu’elle n‘était pas une bonne base pour entamer des négociations “, a tranché le chef de file des nationalistes flamands.

Pourtant, Elio Di Rupo avait cédé sur le partage d’une circonscription cristallisant toutes les tensions, celle de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

“ Cette décision, c’est diviser tous les francophones de la périphérie. On est plus de 150.000. C’est vraiment réduire les francophones à rien au niveau électoral. Une scission, c’est vendre les francophones de la périphérie “, protestait Véronique Caprasse, bourgmestre non nommée de Crainhem.

Malgré la colère des bourgmestres francophones, c‘était décidé : seules six communes flamandes jouxtant Bruxelles pourraient encore voter pour des listes francophones. Les 25 autres de Bruxelles-Hal-Vilvorde devraient voter pour des listes flamandes. Cette concession de taille avait d’ailleurs en partie convaincu le bourgmestre flamand de Dilbeek, Stefaan Platteau :

“ Quand j’ai pris connaissance du texte, j’ai vu qu’il fallait encore améliorer certains points, notamment sur les dépenses et les impôts, mais dans l’ensemble j’ai été agréablement surpris. “

Nouveau rejet, nouvel échec. Mais le fait de vivre dans un pays en crise politique depuis 13 mois ne semble pas affecter les Belges outre-mesure.