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Italie : la pression des marchés financiers est omniprésente

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Italie : la pression des marchés financiers est omniprésente

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La zone euro n’arrive toujours pas à donner des gages suffisants aux marchés pour éviter une contagion de la crise de la dette à l’Italie et l’Espagne ce qui sonnerait disons-le, le glas de l’euro.

Résultat mardi, les marchés ont commencé la séance par un décrochage important alors que les taux sur le marché de la dette affichaient pour l’Italie des records historiques. Le ministre luxembourgeois des finances Luc Frieden donne sa vision de la situation : “cette idée que tous les matins il faut trouver une solution, ne résoudra pas les problèmes. Donc je plaide pour la sérénité, pour le temps nécessaire pour trouver une solution”.

En Italie, l’ensemble de la classe politique a affiché mardi sa détermination à adopter le nouveau plan de rigueur d’ici dimanche pour calmer les marchés qui ont commencé à prendre l’Italie pour cible.

Le ministre de l‘économie Giulio Tremonti a quitté l’Ecofin mardi pour metter la dernière touche à un plan de rigueur de 40 milliards d’euros d’ici 2014, avec un objectif de quasi-équilibre à cette date.

Le sénat italien enterrinera ce plan jeudi midi pour que la chambre des députés puisse donner son feu vert dimanche avant la réouverture des marchés lundi.

Le marché tel un bouledogue déterminé, ne lâchera rien, c’est une certitude.

Les marchés financiers encore sous pression
 
Nous sommes à Milan avec Marco Caprotti, analyste de la bourse et des marchés italiens chez Morning Star.  Voici ma première question : qui est derrière cette massive attaque de l’eurozone ?
 
M. Caprotti
“Cette attaque n’arrive pas par surprise spécialement pour ceux qui ont noté la dynamique des marchés internationaux ces derniers mois. Si on regarde le mot “PIGS”, qui désigne les pays qui présentent un gros risque financier : en fait il y a deux “I” et l’un des deux est pour l’Italie.
 
A. Fracasso, Euronews
Le problème en Italie est probablement plus politique qu‘économique.
 
M. Caprotti
A l‘étranger, l’Italie est perçue comme faible politiquement. Et un pays politiquement faible représente un vaste terrain pour la spéculation internationale. Il y a donc une faiblesse dans l’Union européenne qui a échoué à prendre des décisions collectives ces dernières semaines sur des problèmes aussi sérieux que la dette de certains pays comme la Grèce et le Portugal. Des petits pays certes mais vitaux pour la pérénnité de la stabilité de la zone euro. 
 
Euronews
La Grèce marque le début d’une nouvelle crise financière ou la fin d’une vieille crise ?
 
M. Caprotti
Nous dirons que la Grèce est le début d’une nouvelle crise. Aussi longtemps que les problèmes grecs ne seront pas résolus la spéculation internationale qui ne fait que son travail, ne cessera pas ses attaques”.