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Lancement officiel de la transition en Afghanistan

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Lancement officiel de la transition en Afghanistan

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La transition a officiellement débuté en Afghanistan. Ce dimanche dans la discrétion, l’OTAN a transmis ses responsabilités aux autorités afghanes dans une première zone : la province de Bamyan.

Mais les Afghans sont-ils en mesure de garantir seuls la sécurité ?

Dans un contexte de violence accrue, la tâche s’annonce difficile, reconnaît un porte-parole du ministère afghan de la Défense. “Le processus de transition est irréversible,” estime Gen Zahir Azimi. “Les Afghans en ont décidé ainsi, peu importe l’ampleur du sacrifice que nous devrons faire, on va participer au processus et assurer nous même la sécurité de la nation.”

Parallèlement à ce transfert, l’OTAN devrait retirer ses troupes du pays d’ici fin 2014 comme l’ont annoncé le président des Etats-Unis et ses partenaires européens.

En attendant, sur place, l’armée américaine notamment continue de former les forces afghanes.

“Le défi le plus important consiste à entraîner des Afghans qui viennent de toutes les régions et qui appartiennent à toutes les tribus d’Afghanistan,” souligne l’officier Packer. “Ils parlent des langues différentes et ont des cultures différentes,” ajoute-t-il.

Parmi les régions dont le contrôle sera transféré en premier, Nad Ali dans le Helmand, un bastion taliban. D’après l’armée britannique stationnée ici, la situation s’améliore. La police afghane se dit presque prête à agir seule.

“Je pense que nous n’avons pas assez de recrues par ici pour l’instant,” explique le chef de la police nationale dans ce secteur, Shadi Khan. “L’année prochaine, si nous avons assez d’armes et de personnel,” affirme-t-il, “je suis à 100% sûr que nous n’aurons plus besoin des forces internationales par ici et que nous contrôlerons ce district.”

Mais la transition donne aussi lieu à des violences. Un militaire britannique a été tué ce samedi dans cette même province du Helmand, il pourrait avoir été visé par un soldat afghan. Peut être un insurgé qui aurait infiltré les forces de sécurité du pays.