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Murdoch, humble, combatif et... entarté

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Murdoch, humble, combatif et... entarté

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Une assiette de mousse à raser en pleine figure, c’est ce à quoi Rupert Murdoch a échappé. Le magnat de la presse s’est fait attaquer par un humoriste new-yorkais. Wendi Murdoch, l‘épouse de l’octogénaire, s’est jetée sur l’agresseur.

Un coup de théatre de plus dans le scandale des écoutes téléphoniques en Grande-Bretagne, alors que les Murdoch père et fils s’expliquaient devant la commission média du parlement britannique. Devant 10 députés qui les questionnaient sur leur rôle, Rupert et James se sont humblement excusés, se sont défendus, se sont dédouanés. Rupert Murdoch a déclaré n‘être pas responsable du fiasco, rejetant la faute sur “les personnes en qui il avait confiance et qui l’ont trompé”. “Le journal News of the World représente moins d’1% de notre groupe, a-t-il aussi déclaré, j’emploie 53 000 employés dans le monde, qui sont des gens biens, des gens fiers, des gens éminents avec une éthique.”

Après trois heures d’audition pour les Murdoch, ce fut au tour de Rebekah Brooks, la directrice de la filiale britannique. La reine des tabloïds, comme on la surnomme, a condamné les écoutes mais justifié le recours à des détectives privés dans la chasse aux scoops.

Le scandale éclabousse aussi Scotland Yard, et même le Premier ministre. On lui reproche notamment d’avoir embauché comme directeur de communication l’ancien rédacteur en chef du News of the World. Ce mercredi David Cameron va s’expliquer devant les parlementaires sur ce scandale retentissant.